Unité de la classe ouvrière contre les monopoles !

Sept mois après le premier confinement, le couvre-feu puis le reconfinement montrent l’incapacité du gouvernement et du capitalisme à résoudre les problèmes et à répondre aux besoins.

Où sont les masques gratuits et les tests en masse rapides pour toute la population ? Où sont les moyens supplémentaires en lits, matériels, et personnels dans les hôpitaux ? Ce n’est pas seulement à l’incurie de ce gouvernement de bandits et de patrons que nous devons faire face, mais c’est bien à celle de tout le système capitaliste-impérialiste. D’autant plus dans un rebond de crise, les lois de l’accumulation du capital et de la concurrence internationale font que les monopoles cherchent à sauver le profit maximum par tous les moyens et dictent aux gouvernements de leurs États nationaux des politiques en ce sens.

C’est la politique du gouvernement Macron/Castex de sauver et de « soigner » les profits à coups de centaines de milliards d’argent public prélevés sur le travail et transférés au capital, à coups de lois contre les conditions de travail et pour les licenciements, au prix du renforcement de nouvelles formes d’exploitation (télétravail, nouvelles « uberisations »…). Les monopoles capitalistes veulent faire payer la crise à ses victimes, le peuple-travailleur ; ce qui leur commande de prévenir et d’empêcher toute riposte ouvrière et populaire.

Les chiens de garde du capitalisme dans le mouvement ouvrier ne suffisent pas toujours (CFDT, direction CGT, sociaux démocrates y compris de gauche). Les mesures antisociales de la dictature du capital sont donc inséparables de mesures liberticides que le pouvoir justifie par la situation sanitaire qu’il n’arrive pas à contrôler puisque ce n’est pas son objectif... L’ état d’urgence sanitaire (droit de réunion limité par le préfet, de déplacement, menace sur les rassemblements …) est relancé et doublé d’une loi dite de « sécurité globale ». Le nouveau budget 2021 continue de développer l’arsenal répressif de l’État bourgeois (police, armée, tribunaux). La loi sur le séparatisme et l’instrumentalisation des attentats sont aussi là pour désigner des boucs émissaires, détourner des luttes sociales et diviser la classe ouvrière. Non seulement les causes (les impérialismes en concurrence) et les financements du terrorisme sont cachés (De Ben Laden armé par la CIA de Brzezinski contre le gouvernement laïque et populaire afghan, à Al Nosra armé plus récemment par la France soi-disant contre Daech…), mais l’impérialisme français, le plus agressif d’Europe, s’en sert pour consolider avec succès la défense de ses monopoles au Liban, en Grèce (vente de Rafales, frégates etc), en Syrie, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Sahel….

Finalement, le pouvoir accuse la population en désignant notre insouciance comme cause de la 2ème vague sanitaire, et il nous divise en désignant les bonnes ou mauvaises religions. Mais la réalité est là : les souffrances sont celles du peuple-travailleur tout entier. 1 million d’emplois supprimés depuis mars, 1 million de pauvres supplémentaires (pour atteindre 10 millions), +35 % à l’aide alimentaire, 15 millions de mal logés, +50 % de sans-abri, etc. Les capitalistes attisent les haines et les divisions, les couches populaires doivent opposer leur haine de classe contre la bourgeoisie et l’oligarchie financière.

Nous répondons avec comme mots d’ordre : Unité de la classe ouvrière contre les monopoles ! Unité de la classe ouvrière pour la défense de ses intérêts ! Contre la vie chère, contre les fermetures, pour la défense de l’emploi, de la santé publique, des libertés démocratiques, de la paix et contre les guerres de l’impérialisme, contre l’UE, contre la répression syndicale, les violences de la démocratie bourgeoise, et contre sa fascisation.

Unité de la classe ouvrière autour de ses organisations ! Notre Parti ne pense pas qu’il soit dans l’intérêt de notre classe de se positionner par rapport à une possible bonne ou mauvaise candidature présidentielle de Mélenchon, de La France Insoumise, ou par rapport à une bonne ou mauvaise candidature du PCF de Roussel. Le gouvernement Macron est faible et a pour l’instant échoué à remplacer et stabiliser la dictature du capital qui avait pris la forme, en France, d’une alternance entre le PS et les droites ; un équilibre instable structure le paysage politique, ce n’est pas aux organisations qui se réclament du socialisme-communisme de trouver cet équilibre et de mettre en avant l’illusion social-réformiste comme solution au capitalisme ! Le mouvement communiste en France est-il à ce point atteint d’un atavisme qui consiste à toujours se tourner vers la social-démocratie fût-elle de la « gauche de la gauche » ? Les organisations du mouvement communiste ne peuvent-elles pas travailler leur indépendance dans les luttes de classe jusqu’au bout ? Le PCRF pense que si, elles le peuvent et le doivent !

Pendant la crise sanitaire, il est apparu aux yeux de tous que la classe ouvrière est la classe motrice de nos sociétés, celle qui peut organiser les besoins et le travail. Les souffrances actuelles énormes et la colère populaire et ouvrière ne sont pas des illusions. Des mouvements de grève, des rassemblements s’organisent devant les entreprises, les établissements scolaires, les hôpitaux, et ce malgré l’état d’urgence, le chantage à l’emploi ou la prétendue Union Sacrée contre la Covid-19. Nos tactiques doivent unifier la classe et les luttes contre les responsables de la crise, faire grandir la conscience de classe contre l’impérialisme et l’oligarchie financière, favoriser la création d’un Front uni du travail.

Notre Parti va proposer des campagnes «  Accusons le capitalisme  » qui vont relier les souffrances, besoins et luttes quotidiennes à la compréhension de la source de tous les maux : le capitalisme-impérialisme. C’est dans ces luttes et par l’expérience propre des masses que nous gagnerons l’objectif stratégique immédiat indispensable : la construction d’un parti communiste sans lequel, même dans une situation révolutionnaire, la révolution pour le socialisme-communisme est impossible. Il faut se retrousser les manches, dans les luttes pour nos intérêts de prolétaires et contre la politique des monopoles, renforcer notre Parti Communiste Révolutionnaire de France.

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