Unité dans la lutte contre le gouvernement des monopoles !

L’épisode des Présidentielles s’est achevé sur l’élection du champion désigné des monopoles (grandes entreprises).

La feuille de route de Macron
Du point de vue de l’oligarchie financière, Macron a réalisé un bon premier mandat, qui a renforcé l’exploitation salariale et le transfert public des revenus du travail vers le capital. Comme nous l’avions écrit il y a plus d’un an, c’est à la faveur d’un rebond économique d’après Covid (mais en trompe l’œil) et d’une gestion sanitaire présentée comme réussie et qui se terminerait enfin, que Macron a pu se présenter comme incontournable à sa succession. Certains, dans le mouvement populaire, jugeaient impossible sa réélection, car « il était honni » et avait trop fait souffrir « son peuple ». Mais une étude objective de la situation politique montrait bien que le favori des monopoles avait tous les voyants au vert pour continuer la feuille de route de la fraction dirigeante de la bourgeoisie : maintenir et renforcer les positions des monopoles français dans le monde notamment militaro-industriel ; continuer à combler le relatif retard du capitalisme français dans l’extraction de la plus-value en France, en portant des coups aux acquis sociaux ; se placer à la pointe du capitalisme vert, de l’innovation et du numérique. Après le vote utile du premier tour, qui a joué à fond grâce aux institutions monarcho-présidentielles de la Vème République, la candidature Le Pen a servi de mise en valeur de celle de Macron, comme en 2017.

Un nouveau gouvernement dans la continuité des précédents
La bourgeoisie profite également de la période électorale pour faire croire que les citoyens vont pouvoir choisir leur avenir, voire décider librement de leur société au moyen des élections. En réalité, il s’agit de détourner les masses travailleuses des luttes et de les duper avec leur propre consentement (le vote !). Le nouveau gouvernement représente donc cette continuité de la feuille de route de l’oligarchie financière. Elisabeth Borne, comme la plupart de ses amis ministres, est millionnaire, elle a été ministre des Transports puis du Travail sous Macron, et a mis en œuvre la récente réforme de l’assurance-chômage ; ancienne conseillère de Jospin, elle a le record du nombre de collaborateurs sous Macron (15 !), elle a passé les contrats avec les autoroutes qui ont permis jusqu’à un demi-milliard d’augmentation des tarifs ; plusieurs fois ancienne préfète, elle est l’archétype de la haute bureaucratie de l’Etat bourgeois, accusée par un journal de ne pas avoir mentionné son poste d’administratrice d’un lobby de constructeurs (Bouygues, Eiffage etc) en 2015-2016… Contre ce gouvernement de bandits, le peuple-travailleur ne peut compter que sur la lutte et non sur des alliances électorales comme la NUPES de Mélenchon, qui a aussi pour effet de remettre en selle le PS, pilier pendant 40 ans de la dictature du capital en alternance. Le programme Borne-Macron de 2022 est le programme du capital contre le travail, comme le montrent les annonces sur le RSA, sur l’Éducation nationale, sur la soi-disant « Grande Sécurité sociale », sur la retraite à 65 ans, sur la « valeur travail », sur la reprise de la réforme constitutionnelle qu’il n’a pas pu mettre en œuvre à cause notamment de l’affaire Benalla, sur le SNU, sur l’augmentation des budgets militaires et la continuité de la militarisation de l’économie, sur la politique d’intervention contre les peuples et pour la défense des intérêts de l’impérialisme français dans le monde.

Eviter les pièges…
Le mouvement ouvrier va devoir éviter de nombreux pièges. Nos ennemis de classe vont avancer habilement et vont savoir présenter chacun de leur projet avec l’apparence de progrès ou de contreparties, tout en divisant le peuple-travailleur. Des syndicats se rallieront ou refuseront la lutte générale et l’affrontement de classe nécessaire. Le courant réformiste orientera les colères vers l’impasse électorale et parlementaire. Cela, c’est la feuille de route prévisible de ce syndicalisme d’accompagnement, mais nous pouvons la changer. La solution n’est pas non plus dans une social-démocratie fût-elle « insoumise », mais bien dans les luttes extra-parlementaire. Sans mettre de côté le combat électoral, l’intérêt décisif de notre classe n’est pas là, mais bien dans les luttes, les grèves, les occupations, les manifestations, les collectifs et coordinations, dont veulent nous détourner les représentants du pouvoir. Les conditions objectives de la situation internationale actuelle sont celles d’une crise aggravée de l’impérialisme dont la concurrence des monopoles et rivalités de leurs Etats sont à l’origine des guerres en Ukraine notamment. Les peuples en sont les victimes et les chairs à canon : d’un côté les pénuries et souffrances, de l’autre les spéculateurs et profiteurs, les milliards votés pour la guerre.

… et compter sur la force des luttes !
Notre intérêt est de forger un large front social de lutte contre toutes les conséquences dramatiques du capitalisme. Notre Parti communiste, qui doit encore se renforcer, a lancé des campagnes de lutte accusant le capitalisme sur la santé, la vie chère, l’emploi, les libertés démocratiques, les violences policières, l’environnement, la paix. Nous appelons à ce que les luttes se fédèrent localement et nationalement. Un réveil des luttes dans les entreprises et administrations pour les salaires et le pouvoir d’achat a marqué la campagne présidentielle.

Notre Parti poussera à l’émergence d’une aile anticapitaliste à ce front de toutes les victimes de ce mode de production, car la cause de tous les maux et de toutes nos souffrances est dans la propriété privée capitaliste et son État bourgeois. Nous devons nous débarrasser de l’un et de l’autre au moyen d’une révolution pour le socialisme-communisme qui nous donne le pouvoir.

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