Tous les soirs à 20h, à nos fenêtres et balcons... Défendons l’Hôpital public et la Sécu !

Ci-dessous une analyse approfondie, publiée dans notre dernier numéro d’Intervention communiste, des conditions dans lesquelles s’est dramatiquement développée la pandémie actuelle.

À ce sujet, le Parti Communiste Révolutionnaire de France appelle les travailleuses et travailleurs, la jeunesse et les retraité-e-s, à se joindre à l’action collective d’applaudissements, chaque soir à 20h à la fenêtre, non seulement pour saluer les personnels soignants, mais aussi pour affirmer haut et fort notre défense de l’Hôpital public et de la Sécurité sociale.


CHRONIQUE D’UNE CATASTROPHE ANNONCÉE...

C’est officiel : Emmanuel Macron est « en guerre » contre le COVID 19. Lors de son allocution télévisée du 16 mars 2020, il l’a martelé fermement, avant d’annoncer un confinement de 15 jours, qui a été prolongé le 31 mars. La situation de crise sanitaire que nous vivons est l’aboutissement d’une politique menée depuis plus de 30 ans par les gouvernements successifs.
Avec La République En Marche, c’est surtout « Le Cynisme En Marche »...

Tout d’abord, il salue les « soignants [qui] se battent pour sauver des vies, avec dévouement, avec force », alors que ceux-ci dénonçaient depuis des mois voire des années le manque de moyens, de matériels, de personnels, la fermeture de lits d’hôpitaux et la fermeture de petits établissements hospitaliers ; depuis plus de 30 ans, les gouvernements successifs ont cassé le service public de la santé et de l’hôpital : autonomie administrative et financière imposée à l’hôpital public, logique de rentabilité à tout prix, introduction du management sur le secteur privé, adoption du mode de tarification à l’activité (T2A) en 2004, fermetures de petites maternités, compression des personnels soignants et réduction excessive des durées d’hospitalisation sous prétexte de soins ambulatoires.
Cette situation catastrophique ne pouvait qu’impacter la gestion de cette pandémie, car le service public de la santé et de l’hôpital manque de matériel pour protéger les personnels soignants (masques FFP2, tests de dépistage et blouses imperméables notamment) et ces derniers sont envoyés en première ligne par le gouvernement. Dans leur lettre collective, les 1200 chefs de service et responsables hospitaliers, démissionnaires en janvier dernier, déclaraient que cette casse de l’hôpital public « coûterait beaucoup plus cher à la société que l’investissement massif qui doit être réalisé. » Rien de plus vrai aujourd’hui.
Avec La République En Marche, c’est La Casse des Services publics En Marche...

Dans ses propos, Emmanuel Macron a renvoyé la gestion de cette crise uniquement au comportement individuel de chacun. Or comment le confinement peut-il bien se passer pour toutes les personnes, pour les masses populaires mal logées et les ménages vivant dans la précarité ? Ceux qui s’entassent à plusieurs dans un petit logement ? Ceux qui vivent dans un logement insalubre ?
Avec La République En Marche, ce sont Les Inégalités En Marche...

Emmanuel Macron et le gouvernement Philippe ont eu beau appeler à « l’union nationale », cette dernière est morte-née, car aussitôt proclamé, le projet de loi instaurant « l’état d’urgence sanitaire » a suscité de vives critiques malgré son adoption par l’Assemblée nationale : Cette loi scélérate ouvre un régime d’exception sans date limite, dans laquelle l’employeur peut imposer unilatéralement sans préavis une semaine de congés payés, des RTT, et passer la durée légale du travail de 35h à 60h hebdomadaires, tout en remettant en cause le repos dominical dans des secteurs dits « stratégiques. » Et le MEDEF d’applaudir, par la voix de son Président qui affirme : « Face à une crise sans précédent […]. Nos vieux tabous doivent tomber car l’urgence sanitaire est la priorité.  » Ceux qui appellent à « l’union nationale » aujourd’hui représentent les forces sociales qui ont organisé la casse des services publics, la casse du Code du travail, des conditions de travail et de vie de millions de travailleurs, et semé la guerre et la terreur de par le monde pour l’accroissement des profits. Par ailleurs, cette loi s’en prend directement aux libertés démocratiques, qui pourront être réduites par simples décrets.
Avec La République En Marche, c’est La Casse sociale et démocratique En Marche...

Ajoutons à cela les révélations d’Agnès Buzyn, ex-ministre de la santé dans le gouvernement Philippe et tête de liste LREM pour les élections municipales à Paris, affirmant, dans Le Monde : « Le 30 janvier, j’ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. » ; révélations qui ont suscité un tollé dans le milieu sanitaire, l’avocat du Collectif C19 (qui a saisi la Cour de Justice de la République), Fabrice Di Vizio, dénonçant un « gouvernement de menteurs  » et posant la question de la pénurie des tests de dépistage et des masques de protection FFP2.
Avec La République En Marche, c’est Le Mensonge En Marche...

Enfin, avec La République En Marche, c’est plus que jamais La Catastrophe du Capitalisme En Marche... Car la pandémie du COVID 19 et ses conséquences catastrophiques montrent à quel point le capitalisme mène le pays dans l’impasse :
- D’une part, la mondialisation capitaliste a fragilisé les économies de pays qui ne parviennent plus à produire suffisamment au niveau national ;
- D’autre part, une nouvelle crise économique, plus violente que celle de 2008, était à venir, et la pandémie actuelle a joué le rôle de catalyseur ; la bourgeoisie monopoliste veut faire payer aux travailleurs les pots cassés par une offensive de classe plus violente contre les conquêtes sociales et les libertés démocratiques. La crise du capitalisme s’aggrave avec des périodes de relance économique toujours plus courtes et la nécessité de pressurer les travailleurs en les exploitant davantage.

Un choix politique alternatif n’est possible qu’avec le renversement révolutionnaire du capitalisme et l’édification du socialisme-communisme, c’est-à-dire d’une société dans laquelle le peuple-travailleur, ayant renversé le capitalisme, aura établi sa dictature de classe contre les exploiteurs, socialisé les moyens de production et d’échange et mis en place une planification centralisée et démocratique de la production pour répondre aux besoins des populations et des territoires.

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