Tir de missile M51 : le capitalisme, c’est la guerre !

En 2018, Emmanuel Macron disait que la protection sociale coûtait un « pognon de dingue » ; c’est sans doute pour cela que lui et son gouvernement refusent de répondre concrètement et de façon chiffrée aux revendications des personnels soignants, qui ont été rejoints, le 16 juin, par des milliers de manifestants, réclamant plus de moyens pour l’hôpital public et ses travailleurs...

Or, que découvre-t-on sur la page Twitter de Florence Parly, ministre des armées ? Qu’un missile balistique stratégique M51 a été tiré par un sous-marin militaire français le vendredi 12 juin à l’aube, au large de la pointe de Penmarch (Finistère).

Rappelons que les missiles M51 sont des missiles de nouvelle génération, dont les ogives peuvent contenir jusqu’à dix bombes nucléaires, d’une puissance dix fois supérieure à celle d’Hiroshima, et qui coûtent 120 millions d’euros l’unité, auxquels il faut rajouter 100 millions d’euros de coût opérationnel pour chaque tir ; 220 millions, c’est équivalent au salaire de 14 000 infirmières, ou au prix de 45 000 respirateurs médicaux...

Oui mais voilà, selon les dires du général Jérôme Pellistrandi, ce tir constitue « un signal clair envoyé au monde entier » et une nécessité « pour garantir [la] capacité de dissuasion [française]. » Ce « signal clair » n’est-il pas de déclarer que la France capitaliste se tient prête à partir en guerre contre d’autres impérialismes, pour défendre les intérêts de ses monopoles, dans le cadre de la concurrence effrénée qui se joue, à travers le monde, pour gagner des parts de marché ?

Évidemment, comme le dit le Mouvement de la Paix, «  On était en droit d’attendre que le gouvernement fasse preuve de raison et stoppe l’augmentation du budget de la défense nucléaire - passé de 3,2 milliards d’euros en 2017 à 7 milliards en 2021-2022 - pour mettre ces crédits au service de la santé. […] Ces essais constituent une obscénité en ces temps de pandémie, ils sont en totale contradiction avec le traité de non-prolifération, qui reconnaît que certains États peuvent détenir l’arme nucléaire à condition que ceux-ci réalisent de ‘‘bonne foi’’ un processus de désarmement nucléaire. » C’est oublier que face à la détermination des bourgeoisies à défendre coûte que coûte les profits de leurs monopoles, et aux contradictions inter-impérialistes qui s’aiguisent en période de crise du système, les Traités multiples deviennent vite des chiffons de papier (l’actualité récente, avec les annonces de Trump, suffit à le prouver...).

On le voit, l’hypocrisie monstrueuse d’Emmanuel Macron et du gouvernement Philippe est mise en lumière pour une énième fois : « le pognon de dingue », il est selon eux du côté des dépenses en faveur des services publics et de la protection sociale, donc de la vie, tandis que, pour semer la mort et la destruction, on peut dépenser sans compter... À qui profite la guerre ? Toujours aux grands monopoles capitalistes et jamais aux travailleurs.

Non vraiment, le capitalisme n’est pas la solution, il est fondamentalement le problème. Car plus les contradictions de ce mode de production s’accentuent, plus son obsolescence croissante met en danger de mort l’avenir de la société, des écosystèmes et de l’espèce humaine.

Aujourd’hui et plus que jamais, se battre pour la paix, c’est aussi se battre pour les services publics et le progrès. Et au-delà, c’est penser que seule une société débarrassée du joug capitaliste assurera une paix durable. C’est à cette prise de conscience, nécessairement révolutionnaire, que travaille le Parti Communiste Révolutionnaire de France.
Rejoignez-le dans cet engagement pour l’avenir de l’humanité !

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