Suède : à propos des élections...

Le résultat des élections législatives en Suède inquiète légitimement l’opinion démocratique. Le parti "Démocrate", raciste, xénophobe, avec un discours de type néonazi, arrive en troisième position augmentant de 4% son score sur 2014.

Mais pour autant, son résultat n’est pas celui que nous prédisait la campagne alarmiste menée par l’Union Européenne, Macron, Angela Merkel, et la presse bourgeoise. Le parti "Démocrate" n’arrive pas en deuxième position, et il obtient 17,6% des voix. En fait, les élections en Suède et le résultat supposé de ce parti d’extrême-droite, semblent bien procéder de la même manipulation politique que les élections présidentielles françaises, avec la prétendue opposition entre Le Pen et Macron, permettant à ce dernier d’apparaître comme le rempart contre le Front National pour mettre en place une politique finalement... d’extrême-droite par sa violence sociale et politique.

Mais cette fois, la campagne s’inscrit dans le cadre des élections européennes où l’appareil de l’UE au service des monopoles capitalistes et de l’oligarchie financière voudrait nous faire avaler l’idée que d’un côté il y aurait l’UE ouvrant ses bras aux migrants, et de l’autre le populisme eurosceptique qui voudrait fermer les frontières !

Mais le débat n’est pas là :

- D’abord parce que, sur la question des migrants, entre l’extrême-droite nationaliste et l’Union européenne, et les forces politiques qui lui sont liées (qui vont d’une certaine extrême-droite comme Macron à la social-démocratie), il n’y a pas de contradictions de fond, mais des nuances : pour prendre le gouvernement français, chacun est à même de voir qu’il ferme ses frontières, comme le font les autres gouvernements, y compris celui des sociaux-démocrates suédois. De ce point de vue, idéologiquement, c’est bien les propositions amendées de l’extrême-droite nationaliste qui donne le "la" du débat politique ! Et la dernière proposition de Junker, de porter à 10 000 le nombre de "gardes-frontières" européens pour "protéger" l’UE, confirme cette analyse.

- Ensuite parce que et les uns et les autres, sur le fond, sont porteurs des mêmes politiques antisociales, politiques contre la classe ouvrière et les masses populaires. En Suède comme en France, comme en Italie, comme en Autriche, en Grèce (Syrisa), mais aussi comme dans les pays d’Europe de l’Est, ce sont les sociaux-démocrates qui ont mené les offensives barbares au nom de la bourgeoisie, en s’appuyant sur les directives de l’UE !

Le débat, le combat, est entre ceux qui défendent le capitalisme, qui veulent l’amender à droite ou à "gauche", qui sont les porte-parole des différentes fractions du capital monopoliste, et qui par ce choix, s’inscrivent dans la forme politique la plus adaptée à ce dernier pour le moment, l’Union Européenne, et ceux qui veulent combattre le capitalisme, ceux qui veulent renverser la dictature de la bourgeoisie et instaurer le pouvoir de la classe ouvrière et des masses populaires, pour construire le socialisme vers le communisme.

Quel que soit le rapport des forces actuels, l’ampleur du recul du mouvement ouvrier depuis la défaite du socialisme en Union Soviétique, c’est bien l’enjeu historique auquel nous sommes confrontés. Plus que jamais, c’est bien le dilemme posé par Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht, qui nous est soumis : Socialisme ou Barbarie . Et pour le résoudre, il faut en finir avec l’Union Européenne, qui structure la politique de la bourgeoisie en Europe, comme avec l’ensemble des structures auxquelles elle est liée : OTAN, FMI, Banque Mondiale, OCDE ...

Contre le capitalisme, non à l’UE et à toutes politiques servant les intérêts de la bourgeoisie !
Reconstruisons le Parti Révolutionnaire de la classe ouvrière, le Parti Communiste !
Solidarité avec nos frères immigrés contre le Capital !
Classe contre classe, et non pas "gauche ou droite" !

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