Réunion des Partis communistes à Bruxelles

Le 9 décembre 2019 à Bruxelles s’est tenue la rencontre communiste européenne sur le thème : « Les partis communistes et ouvriers d’Europe contre l’anticommunisme, la falsification de l’histoire par la l’UE et ses gouvernements, pour le regroupement du mouvement ouvrier comme préalable nécessaire à la lutte pour le renversement de la barbarie capitaliste, pour le socialisme  », rencontre organisée par le KKE (Parti communiste de Grèce).

A cette rencontre ont participé les délégations des 33 partis de 30 pays : Autriche, Belgique, Bulgarie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Danemark, Suisse, Grèce, Espagne, Italie, Croatie, Chypre, Lettonie, Biélorussie, Luxembourg, Lituanie, Norvège , Pays-Bas, Hongrie, Ukraine, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Serbie, Suède, Turquie, République tchèque, Finlande.

Le discours d’introduction a été prononcé par le Secrétaire Général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, qui a débuté son discours par le constat qu’aujourd’hui, comme il y a presque deux cents ans, toutes les "puissances de la vieille Europe" se sont unies contre le « spectre » de la révolution sociale, de la justice sociale, de l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la nouvelle société socialiste-communiste, spectre qui continue de les hanter.

Il a également rappelé qu’à l’occasion du 80ème anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, la récente résolution anticommuniste adoptée par le Parlement européen exige la généralisation dans toute l’Europe du durcissement des mesures anticommunistes, avec l’interdiction des symboles, des monuments et le renforcement de la répression au détriment des partis communistes. L’anti-communisme de l’UE atteint un niveau d’absurdité rarement atteint, lorsqu’il présente l’Union soviétique comme un « allié d’Hitler » et coresponsable du déclenchement de la guerre.

En parlant de la "gauche européenne" (PGE), qui a participé aux festivités liées à l’anniversaire de la chute du mur de Berlin, le camarade Koutsoumbas a accusé le PGE dans son ensemble de déployer ses efforts systématiques visant à inculquer aux jeunes l’idée que le socialisme est un régime "non libre et anti-démocratique", contrairement au capitalisme qui est un "oasis de liberté et de démocratie".

Et à ce sujet, il a fait remarquer que la démocratie a toujours été diverse, mais toujours subordonnée au système dominant, c’est-à-dire aux sociétés d’exploitation passées et contemporaines. Seul le socialisme-communisme, en tant que véritable pouvoir ouvrier et populaire, peut construire une forme supérieure de démocratie. C’est ce que diffament tous ceux qui cherchent à cacher les 70 ans d’histoire de l’URSS, et en particulier la période où la base socialiste a été établie. Ils soutiennent les choix politiques qui identifient la démocratie au parlementarisme bourgeois, la liberté à l’individualisme bourgeois et la propriété privée. Le véritable contenu de la liberté et de la démocratie dans le capitalisme est la contrainte économique de l’esclavage salarial et la dictature du capital en général dans la société et spécifiquement dans les entreprises capitalistes.

Le PCRF était représenté par le camarade Secrétaire du secteur International.

Les délégués qui ont pris la parole ont eu l’occasion d’échanger sur leurs expériences et informations concernant l’intensification de l’anticommunisme et de la répression par l’UE et les gouvernements bourgeois en Europe. Au centre de l’attention des orateurs se trouvait la nécessité de renforcer la lutte idéologique et politique contre l’anticommunisme, contre la distorsion de l’histoire, la répression, la persécution des communistes, l’interdiction des partis communistes, comme condition nécessaire pour élever le niveau de conscience de la classe ouvrière, afin de réorganiser le mouvement ouvrier dans la direction anticapitaliste et anti-monopoles.

Les délégués ont fermement condamné la récente résolution anticommuniste du Parlement européen visant à assimiler le communisme au monstre du nazisme-fascisme, déformant la vérité historique, tout en exprimant leur solidarité avec les PC confrontés à la persécution et aux interdictions par des gouvernements bourgeois. Ils ont particulièrement souligné que ces attaques vont de pair avec la justification du fascisme et le soutien de l’UE aux forces réactionnaires, même ouvertement fascistes, comme en Ukraine, pour atteindre ses objectifs impérialistes.

L’immense contribution de l’URSS et des mouvements de libération nationale dirigés par les PC d’Europe pour écraser le fascisme pendant la Seconde Guerre mondiale a été soulignée lors de la réunion. Il a également été souligné que la lutte antifasciste doit viser les causes du fascisme, le système capitaliste pourrissant qui le porte.

Les délégués qui ont pris la parole ont noté que l’anticommunisme contemporain n’a pas seulement l’intention de déformer la mémoire historique et de calomnier la construction socialiste au XXème siècle, mais qu’il cherche également à persuader, principalement les jeunes générations, qu’il est insensé de remettre en question ce système d’exploitation générateur de crises, de pauvreté, de guerres et de migrations forcées, et donc qu’il est insensé de lutter pour le renversement de la barbarie capitaliste.

Au cours de la réunion, il a été montré que les attaques et la répression contre les communistes sont les précurseurs d’une intensification plus générale de la répression contre le mouvement ouvrier, marquant une intensification des attaques contre les droits sociaux, démocratiques et syndicaux, qui ont été réalisés par la classe ouvrière et les autres couches populaires grâce à une lutte acharnée.

Les délégués ont salué les luttes qui ont eu lieu dans de nombreux pays, et les PC qui cherchent à être à l’avant-garde pour le retrait des mesures anti-populaires, la récupération des pertes de revenus des travailleurs, contre les nouvelles mesures anti-populaires et de la répression policière et étatique.

Enfin, la réorganisation et la contre-attaque du mouvement ouvrier européen pour les droits des travailleurs, sociaux et démocratiques, contre les plans des monopoles et des organisations impérialistes de l’UE et de l’OTAN, donneront la réponse nécessaire à l’attaque anticommuniste, éclairera la voie de renversement du système capitaliste pourrissant et la construction du socialisme - communisme, où le peuple sera propriétaire des richesses qu’il produit.

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