Pour la paix, contre la guerre sociale, préparons la contre-offensive !

« La guerre n’est qu’un prolongement de la politique par d’autres moyens », disait l’officier prussien Clausewitz au début du XIXème siècle. Deux siècles plus tard, alors que le capitalisme s’étend sur la majeure partie de notre planète, la guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine confirme cette continuité entre les politiques menées par les États impérialistes et le recours à la pire des violences contre les peuples.

Au moment où nous écrivons ces lignes, l’armée russe est entrée depuis plus d’un mois en Ukraine ; agression que le PCRF a bien sûr condamnée dès le 25 février, en exprimant sa solidarité avec toutes les victimes de cette guerre, d’abord au sein du peuple ukrainien, déjà durement touché par les bombardements, mais aussi à l’égard de tous les travailleurs qui, dans de nombreux pays, ont à subir les conséquences de ce conflit inter-impérialiste.

Les monopoles à l’offensive avec leurs États

Les conditions dans lesquelles cette guerre a été déclenchée et les réponses des États-Unis et des États de l’UE, à travers les discours et sanctions, ne laissent pas de doute sur les véritables enjeux de cet affrontement : la course aux profits et la concurrence féroce que mènent les monopoles capitalistes à l’échelle mondiale conduisent les États à leur service à étendre leur domination vers des zones convoitées pour leurs richesses énergétiques, économiques, alimentaires, pour leur accès à de nouvelles parts de marché et pour leur intérêt géo-stratégique dans cette recherche d’extension. La Russie capitaliste cherche à regagner sa domination sur certains territoires de l’ex-URSS, en particulier sur l’Ukraine, avec ses riches ressources et son accès à la Mer Noire ; les USA, via l’OTAN, cherchent à gagner de nouvelles positions vers l’Est et des débouchés économiques en Europe, par exemple avec la vente de gaz de schiste pour concurrencer et remplacer le gaz russe.

Les principales puissances impérialistes européennes, quant à elles, essaient également d’avancer leurs pions en faveur de leurs monopoles (les « grandes entreprises »), en utilisant les ressorts de l’UE, comme celui de l’armée européenne ardemment défendue par Macron, pour tenter de surmonter leurs fortes contradictions.

Non à la course aux armements !

Tous ces États impérialistes portent donc une lourde responsabilité dans la multiplication et l’aggravation des conflits dans le monde, comme en témoigne la course aux armements qui s’accélère, à travers les ventes d’armes qui explosent et les budgets militaires en forte augmentation depuis 5 ans (en France, le budget de la défense pour 2022 est en hausse de 22% par rapport à 2017…). L’impérialisme, ce capitalisme de monopoles, est la cause des guerres.

Non à la régression sociale !

Mais cette politique de guerre n’est pas orientée seulement vers les « opérations extérieures », elle est aussi tournée vers l’intérieur des États capitalistes, là où les peuples-travailleurs subissent au quotidien l’exploitation patronale et les attaques contre leurs acquis sociaux. Chaque gestion de crise, sanitaire puis russo-ukrainienne, sous le quinquennat de Macron, a visiblement servi, à grands coups de propagande et de matraquage médiatique, à justifier de nouvelles mesures de régression sociale pour faire payer aux travailleurs la crise systémique du régime capitalisme. Et les programmes des principaux candidats à l’élection présidentielle servant directement les monopoles, tels que Macron, Pécresse ou Le Pen, ont clairement annoncé l’accélération de cette politique destructrice, par exemple en ce qui concerne le droit à la retraite, les services publics, ou les droits et libertés démocratiques.

Pas d’illusion sur un aménagement du capitalisme !

Du côté du camp réformiste, Mélenchon et Roussel n’ont visiblement tiré aucune leçon des expériences gouvernementales de Syriza (en Grèce) et de Podemos (en Espagne) ; ils représentent une fausse radicalité, qui consiste à ne pas toucher à la propriété privée des moyens de production, et à prétendre que l’État, tout en restant capitaliste, se mettra au service du peuple. Ils sèment ainsi de graves illusions, qui ne peuvent que freiner durablement l’émergence d’un mouvement révolutionnaire seul à même de changer les choses fondamentalement dans le cadre de la lutte des classes.

Oui aux luttes pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail, pour la paix…

Alors, quel que soit le candidat élu, les travailleurs et la jeunesse peuvent et doivent compter sur eux-mêmes, sur leur formidable capacité à résister et à s’organiser collectivement contre les mauvais coups ; c’est ce que montrent chaque jour les luttes de salariés qui se battent pour des augmentations de salaires, pour des embauches et pour l’amélioration des conditions de travail ; ce sont bien ces revendications qui doivent être mises au premier plan de la contre-offensive à mener face au patronat, aux monopoles et à l’État bourgeois qui les représente, puisqu’elles s’attaquent à la loi des profits à l’origine des guerres impérialistes.

… donc contre le capitalisme et pour le socialisme !

Ces luttes, en étant multiples, massives et déterminées, pourront retrouver le chemin des victoires ouvrières et sociales ; mais LA vraie victoire, celle de la libération définitive du joug de l’exploitation capitaliste, celle d’un destin aux mains de ceux qui créent les richesses, celle de la paix entre les peuples du monde, cette victoire-là résultera d’une révolution socialiste vers le communisme, menée par la classe ouvrière politiquement organisée autour de son parti, celui que construit le Parti Communiste Révolutionnaire de France.

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