Phares et balises : NON à la réduction de la flotte d’armement !

Pour jouer leur rôle de signalisation maritime, les phares ont besoin d’être entretenus et « armés » par une flotte de navires qui relève du service public de niveau national.

Or, fin juillet, on apprenait que le gouvernement envisage une réduction drastique de cette flotte de l’armement des phares et balises : «  De 36 navires, elle pourrait être ramenée à 27 via un plan d’achat et de construction de navires polyvalents plus grands », selon le syndicat CGT des marins du grand ouest.
Un projet qui menacerait 25 emplois, soit 10% du total. «  Les marins bretons, notamment de Morlaix et de Brest sont très inquiets de ce projet  », note le syndicat, pour qui «  les côtes déchirées de la Bretagne doivent retenir toute l’attention des responsables en matière de signalisation pour la sécurité de tous. »
Pour comprendre leur inquiétude : les secteurs de Morlaix et Brest comprennent un total de 350 établissements de signalisation maritime (ESM), à savoir des phares, tourelles en pierre, feux, balises ou encore bouées. «  Il serait demandé à un seul navire de prendre en charge l’entretien de ces 350 ESM avec une main d’œuvre diminuée. »
Une hausse de productivité exigée, des économies réalisées, mais à quel prix ? Au prix de la casse d’une très importante mission de service public : le contrôle et la sécurité des activités maritimes, procédures vitales pour beaucoup de territoires (comme les pêches et autres cultures maritimes), le contrôle des frontières maritimes, et le contrôle de la pollution. Au-delà, cela aurait aussi des conséquences néfastes sur le développement et le déploiement d’alternatives à l’utilisation des énergies fossiles et du nucléaire pour produire de l’électricité (comme l’énergie marémotrice), ainsi que de nouveaux types de matériaux pour remplacer ceux issus des énergies fossiles. On mesure le degré d’hypocrisie atteint par cette politique qui, dans sa « comm’ », verse des larmes de crocodiles pour la sauvegarde de la planète aux côtés d’une adolescente suédoise invitée au Parlement, mais qui, dans les faits, réduit les moyens permettant de mieux protéger l’environnement.

Ce projet est symptomatique de la politique de l’État bourgeois, qui consiste à transformer les services publics en entreprises capitalistes, soumises à la seule loi de la rentabilité, au mépris total des besoins vitaux de la population et même de la vie humaine. Ce phénomène est observé dans tous les services publics sans exception. Cela tient au fait que, dans la crise générale du capitalisme, la bourgeoisie cherche à pallier la baisse tendancielle du taux de profit, en pressurant les travailleurs par la casse des salaires et du Code du travail, et par la casse des services publics pour les privatiser.

Sous le socialisme-communisme, les travailleurs se seront organisés en classe dirigeante de la société, auront socialisé les moyens de production et d’échanges, et les géreront démocratiquement en planifiant l’économie et la production en fonction des besoins exprimés par les populations et les territoires.
Dans le secteur maritime, des solutions pertinentes et efficaces, correspondant aux enjeux actuels pour développer l’économie de la Mer, seront mises en place. En effet, pour la développer, il faut constituer pour les domaines des transports, de l’énergie, et de l’environnement notamment, de grands pôles de services publics gérés démocratiquement par le peuple travailleur. Des structures incompatibles avec la propriété privée des moyens de production et d’échange dans un environnement concurrentiel régi par la loi du profit.

Dans leur lutte contre ce projet réactionnaire anti-environnemental et anti-service public, le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) exprime son soutien total auprès des travailleurs maritimes du grand ouest et de leurs organisations syndicales.

  • Edito

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