Pas une voix pour les Présidentielles de 2022 !

Pas une voix aux candidats du capitalisme ou de son aménagement !

À moins de cent jours des Présidentielles, toute la vie politique est tournée vers les candidats à l’élection. Jamais autant de sondages n’auront été réalisés : environ 100 en 1981, presque 600 en 2017, et un record sera atteint en 2022, plusieurs instituts sortant des sondages quotidiens. Tout est ainsi fait pour orienter l’opinion vers le « vote utile », pour un candidat qui a une chance d’être au second tour, pour que les préférences des électeurs soient « rentables ».

Les principaux candidats des monopoles en vue sont Macron et Le Pen, Zemmour, Pécresse.
Les convergences entre ces candidats sont nombreuses : destruction du Code du travail et renforcement de l’exploitation (retraite, temps de travail, etc.) ; défense des intérêts monopolistes ; soutien à l’impérialisme français ; fascisation continue et accentuée des institutions à des degrés divers. Leurs divergences portent sur la place et les alliances de l’impérialisme.
Macron est un champion de l’UE renforcée et du couple franco-allemand, ainsi que d’alliances jouant sur tous les tableaux ; Le Pen est plus sur un renversement des alliances (Russie par exemple). Mais tous parlent du déclin de la France et les titres de leurs programmes ou de leurs tribunes de meeting se ressemblent pour la « grandeur de la France » retrouvée. Macron est le favori actuel des monopoles (les grandes entreprises). Depuis près de deux ans, les décisions de son gouvernement ont été exclusivement fondées sur la privation de libertés. Et récemment, l’obligation vaccinale déguisée, à travers le passe vaccinal, est l’occasion d’ouvrir une "fenêtre" de violation des droits constitutionnels (même dans ce cadre constitutionnel des libertés bourgeoises), de généralisation ou d’opportunité de mesures à l’encontre des travailleurs.

Du point de vue des monopoles français, Macron a réussi son premier mandat : les profits ont explosé et l’exploitation s’est renforcée, accentuée par la crise du Covid. Jamais il n’y aura eu autant d’accords en recul sur l’organisation du travail entre les salariés et les patrons dans les entreprises. Mais Macron s’appuie sur une reprise économique en trompe l’œil, car la crise générale du capitalisme est toujours là. La réalité de la vie des couches populaires a donc l’effet d’un boomerang, avec l’augmentation des prix, les souffrances et la pauvreté. Le pouvoir d’achat est la première préoccupation. Jamais il n’y a eu en France autant de logements vacants et… autant de milliardaires.
En retour, et malgré l’état d’urgence, des luttes se déclenchent dans de nouveaux secteurs comme le commerce ou la santé. Des travailleurs font grève pour la première fois, découvrent leur force collective et la vitalité de la solidarité entre prolétaires. Ils forgent leur conscience de classe et sont la base de nos espoirs de victoire, même si ces luttes ne sont pas fédérées par les centrales syndicales, dont les chefs refusent l’affrontement général direct avec le capital tout en lorgnant la solution électorale.

Les autres candidats sont là pour témoigner et jouer leur partition et surtout toucher les dividendes du financement par l’État ! N’oublions pas que quel que soit le pourcentage obtenu, 800 422 euros sont remboursés par l’État aux candidats du premier tour, et qu’aux législatives, cela rapporte 1,40 € par voix aux candidats si 1% est dépassé dans plus de 50 circonscriptions...
Les trotskistes (Poutou-Arthaud) détournent de la conscience révolutionnaire qu’ils limitent au partage de richesses ou à « l’économisme » et aux sujets sociétaux. Avec eux, la classe ouvrière est ainsi déconnectée des luttes politiques, démocratiques et internationalistes et le prolétariat voué à lutter uniquement dans le cadre des rapports de production bourgeois. Ils vont jusqu’à expliquer clairement que la Révolution est impossible en France...
Le PCF et LFI sont la roue de secours sociale-démocrate de gauche au capitalisme. Le PCF (Roussel), dont la survie des quelque 8000 élus dépend toujours d’accords avec le PS, continue son programme antirévolutionnaire de « l’humain (et l’environnement) d’abord », dont Marx se moquait déjà au 19ème siècle, en le dénonçant comme le « parti des hommes… magnanimes ». LFI et Mélenchon y ajoutent le rêve impossible du petit producteur et du keynésianisme. Le peuple-travailleur n’a pas besoin d’un nouveau Podemos (Espagne) ou de Syriza (Grèce) à la française ! Nous ne pensons pas que le rôle des organisations se réclamant du marxisme-léninisme soit de se ranger derrière l’un ou l’autre de ces candidats aux Présidentielles, mais au contraire, par leur travail dans les masses, d’affirmer leur indépendance jusqu’au bout dans les luttes de classes, de faire entendre leur voix alternative.

Notre Parti lance le mot d’ordre : aucune voix pour les Présidentielles de 2022, pas une voix aux candidats du capitalisme ou de son aménagement ; il s’agit d’un boycott militant par abstention, vote blanc ou nul, bulletin alternatif.

Notre campagne vise à démasquer la nature de classe de l’État bourgeois (qui n’est pas neutre !), à cibler la propriété privée capitaliste comme cause de toutes nos souffrances et de toutes les crises.

Nous allons mettre au centre de la campagne la classe ouvrière, - dont près de 40 % est d’ailleurs privée de droit de vote (les immigrés, SDF, etc.) -, son unité, le besoin d’alliances de classes autour de la défense des services publics, contre les suppressions d’emplois, les licenciements et les fermetures d’entreprises.
Nous allons démontrer la nécessité des luttes quel que soit le président élu, tandis que les tiroirs des conseils d’administration des monopoles sont pleins de réformes antisociales, en particulier les réformes des retraites, de la Sécurité sociale (dénommée par Macron « Grande sécurité sociale »), une transformation numérique du travail pour casser nos droits et libertés.

Notre parti va également dénoncer le monarcho-présidentialisme , tandis que les élections présidentielles sont le grand moment (et non la « Grande explication » comme certains le prétendent, même à gauche) pour duper les masses avec leur consentement et faire croire à l’égalité des citoyens par le vote !
Nous allons montrer que la démocratie bourgeoise est la démocratie pour les détenteurs de capitaux, la négation de la démocratie pour les travailleurs. Les candidats lancés sur orbite à chaque élection par les monopoles capitalistes ou les meetings à 500000 euros (meeting de Zemmour à Villepinte), à 300000 euros (meeting de Mélenchon à Nantes) ou les tricheries par millions d’euros de présidents (Sarkozy) ou de candidats (Fillon, Le Pen...), ne sont qu’une partie émergée de l’iceberg.

Les aspirations des travailleurs à une démocratie pour eux, à gérer leur quotidien et leur avenir à tous les échelons, se heurtent à cette contradiction qui s’amplifie sous l’impérialisme et notre Parti va mettre à disposition une campagne « Accusons le capitalisme !  » pour les libertés démocratiques.

Aux élections législatives, le PCRF va présenter des candidats dans 5 ou 6 régions contre 2 en 2017  ; dans les régions sans candidat, nous aurons la tactique « classe contre classe ». Nos candidates et candidats seront les seuls à démontrer qu’il est impossible d’organiser la société harmonieusement, en faveur des besoins de la population, dans le cadre des rapports sociaux capitalistes, que la cause de toutes les crises est le capitalisme et ses lois économiques.

C’est dans ces batailles, dans toutes ces luttes et par l’expérience propre des masses, que nous gagnerons l’objectif stratégique immédiat indispensable au changement de société : la construction d’un parti communiste reconnu sans lequel, même dans une situation révolutionnaire, la révolution pour le socialisme-communisme est impossible.
Il faut se retrousser les manches : dans les luttes pour nos intérêts de classe et contre la politique des monopoles, dans les campagnes "Accusons le capitalisme", pour renforcer notre Parti Communiste Révolutionnaire de France.

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