Octobre 1917 : Révolution ! Octobre 2017 : Vers la révolution !

En ce mois d’octobre 2017, les anniversaires de deux évènements d’une importance également remarquable, pour le mouvement révolutionnaire international du prolétariat, se rejoignent : le 150eme anniversaire de la parution, en octobre 1867, de la première édition du Capital de Karl Marx et le 100eme anniversaire de la grande Révolution d’Octobre.

Cette Révolution a été la première dans l’histoire du monde à avoir été préparée méticuleusement par un parti, le parti bolchevique ; elle a été conduite par un leader exceptionnel, Lénine, qui avait assimilé comme personne d’autre à son époque l’esprit et la lettre de l’ouvrage de Marx, de toute son œuvre connue, comme de celle, inséparable, de Engels. Lénine a su, à partir de ces connaissances, enrichir l’héritage théorique, en l’approfondissant dans une bataille acharnée contre le cancer de l’opportunisme qui gagnait peu à peu le mouvement révolutionnaire social-démocrate. «  Pas de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire  ». Car on ne peut combattre que ce que l’on connaît : Le Développement du Capitalisme en Russie, Que Faire ?, Un Pas En Avant, Deux Pas En Arrière, Deux Tactiques de la Social-Démocratie, Matérialisme et Empiriocriticisme, L’Impérialisme Stade Suprême du Capitalisme, L’État et la Révolution, La Révolution Prolétarienne et le Renégat Kautsky ne sont que les parties émergées de l’iceberg que constitue toute l’œuvre de Lénine, dans le prolongement de celle de Marx/Engels. Mais il a fait plus, en contribuant à ce que ses compagnons de lutte, la direction du parti bolchevique, assimile la théorie scientifique de ces deux fondateurs. Staline, Dzerjinski, Sverdlov, Kollontaï, et même ceux qui plus tard abandonneront le chemin de la révolution et finiront par trahir leurs engagements de jeunesse, tous s’étaient plongés dans la matière aride que constitue la théorie.

Certes, ce sont les masses qui font l’histoire, c’est-à-dire des millions d’individus intégrés dans les rapports de production, dans des classes sociales qui s’affrontent, sans qu’ils en aient conscience clairement forcément. Mais à l’opposé des révolutions bourgeoises, les révolutions prolétariennes ont besoin de masses conscientisées, qui sachent naviguer dans la tempête révolutionnaire. Elles ont besoin d’un parti qui les aide à le faire, d’un parti d’avant-garde, non pas parce qu’il est en avance, non pas parce qu’il saurait tout, mais parce qu’en s’appuyant sur elles, en apprenant auprès d’elles, il sait les entraîner dans la bataille de classe, il met au point une stratégie et sait la mettre en œuvre en fonction même du niveau de conscience du prolétariat et de ses alliés. Et pour cela, il est nécessaire que les membres de ce parti se plongent dans la théorie pour contribuer à l’analyse collective.

Les bourgeois « éclairés » comme les opportunistes de toutes espèces, en ces jours anniversaires, s’escriment à vouloir démontrer que l’œuvre de Marx (souvent opposée à celle de Engels de manière complètement artificielle et sans le moindre fait qui puisse le justifier) n’aurait rien à voir avec le glorieux Octobre et la construction du socialisme qu’il a permise pendant près de 70 ans ! Ils récitent leur credo sur la révolution trahie, sur la mythologie du goulag, sur la prétendue trahison de Marx par les bolcheviks, et évidemment par Staline. Ils prétendent réduire Marx à un économiste génial dont l’œuvre permettrait de comprendre certaines données (le mot « certaines » a ici son importance), mais qui en fait aurait été en même temps un doux rêveur. Pensez donc ! Il croyait que les travailleurs, les pauvres, les incultes, ou « les adversaires des réformes », « les fainéants », « les gens de rien », « ceux qui foutent le bordel » comme les désigne le Président de la République, pouvaient prendre la place de ceux qui n’avaient eu que la peine de naître pour détenir le pouvoir ! On retrouve donc nos universitaires de « gauche », nos ours savants de la social-démocratie, aux côtés de la bourgeoisie qui condamne Lénine et les bolcheviks pour avoir eu recours à la violence ; cette bourgeoisie dont les ancêtres ont précipité le continent européen dans une guerre horrible, que seuls les bolcheviks ont combattue ! Cette bourgeoisie qui condamne Staline et le Parti Communiste pour avoir su diriger le peuple soviétique, dans la difficile construction d’une société sans capitaliste, d’une société où la culture, la santé étaient ouvertes à tous, où le travail n’était plus une malédiction, et où le chômage avait disparu... Une société qui n’était pas parfaite - cela n’existe pas -, mais qui allait dans le bon sens, interdisant le racisme sous toutes ses formes, établissant l’égalité sociale, donnant leurs droits aux femmes, protégeant l’enfance et les personnes âgées. Cette société socialiste soviétique qui évita la crise de 1929, vit le jour en 1917, et dut ensuite affronter une autre guerre horrible, de 1941 à 45, guerre dont les puissances capitalistes portent l’entière responsabilité. C’est la victoire de cette Union Soviétique, dont le premier dirigeant était Staline, pays victime de la perte d’un tiers des richesses créées au cours des premiers plans quinquennaux, qui permet à tout ce beau monde de déverser ses calomnies dans leur langue maternelle. Quant aux opportunistes, ils rejoignent le chœur anti-soviétique de la bourgeoisie, car il faut bien justifier leur trahison.

Les contradictions qui se sont développées sous le socialisme, et qui ont fini par permettre à la contre-révolution de l’emporter, même temporairement, sont liées au fait qu’à partir de 1956, le Parti Communiste de l’Union Soviétique non seulement se détourne de l’étude théorique matérialiste pour comprendre les phénomènes sociaux, mais laisse de plus ses responsables aller chercher des solutions dans le monde capitaliste.

La défaite du socialisme réel est une catastrophe non seulement pour les peuples concernés au premier chef, mais aussi pour toute l’humanité. Il suffit de voir la politique que la bourgeoisie met en œuvre dans tous les pays, et dans le nôtre en particulier : destruction du droit du travail, des structures de protection sociale, remise en cause des acquis dans la démocratisation de l’enseignement, du droit à la santé, des principes même de la démocratie bourgeoise (la loi dite antiterroriste, votée ces jours-ci, le souligne fortement), remise en cause du droit à la retraite, etc.
Mais c’est aussi, de nouveau, la menace de guerre qui plane. Les contradictions entre impérialismes s’aiguisent, en particulier entre les anciennes puissances dominantes (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Japon) et les nouvelles qui voudraient dominer (Russie, Chine, Turquie …). Voulant retrouver sa position de leader, le Président des États-Unis tient aujourd’hui des propos gravissimes contre la RPDC (Corée du Nord), le Venezuela, l’Iran, multiplie les provocations aux frontières russes, dans la lignée des déclarations d’Hillary Clinton pendant la campagne électorale. Nous avions bien raison de dire que sous Trump, l’impérialisme américain continuait après son élection.

Mais répétons-le encore et encore : pour en finir avec tout ce que nous venons d’évoquer, il n’y a pas d’autres moyens que de s’attaquer au capitalisme (Le Capital), de renverser la domination de la bourgeoisie monopoliste (L’impérialisme stade suprême du capitalisme), de briser son appareil de domination politique et idéologique, l’État bourgeois comme instrument de la dictature du Capital, pour le remplacer par un appareil d’État nouveau, du type de la Commune de Paris et des Soviets, qui assurera la domination de classe du prolétariat, sa dictature au sens marxiste du terme.

La Révolution d’Octobre 1917 nous inspire, nous montre le chemin, elle a fait la preuve que l’on pouvait vivre sans les capitalistes. La défaite a provoqué scepticisme et découragement. Il faut que nous aidions à surmonter cela, en organisant les travailleurs. Et il nous faut donc nous replonger dans la théorie, pas pour contempler les étoiles, mais pour « monter à l’assaut du ciel » (Marx).

L’avenir est soit dans la barbarie capitaliste, soit dans le socialisme-communisme.
La révolution est devant nous, Camarade !
Rejoins le combat de ta classe ! Deviens communiste !
Vive le grand Octobre 1917 ! Vive le marxisme-léninisme ! Nos lendemains chanteront !

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