Les travailleurs continuent la lutte

Grève victorieuse à H&M Le Bourget ! En lutte depuis le 7 octobre, quelque 150 salariés, des intérimaires et des travailleurs handicapés, dont certains en poste depuis de nombreuses années, ont engagé cette grève contre la fermeture de l’entrepôt, annoncé en juin dernier. Une salariée affirme : « On a besoin de travailler, c’est notre travail, c’est notre vie. ». Les grévistes ont lancé : « C’est pas les salariés qu’il faut virer, c’est les profits qu’il faut taxer ! ». Mais trois mois plus tard, H&M annonçait une hausse des ventes de 9% et un bénéfice net en forte hausse, dépassant même celui précédent la crise du Covid-19 ! H&M, numéro 2 mondial du secteur, sur la période de juin-août, a enregistré un bénéfice net triplé à 4,6 milliards de couronnes, soit 459 millions d’euros ! Avec justesse, le délégué CGT signalait que H&M, après les avoir pressés comme des citrons, considérait que les salariés aujourd’hui âgés ne servaient plus à rien. De même, les salariés ulcérés faisaient remarquer qu’une fois arrivée la fin des aides publiques, on ferme l’entreprise. Cette victoire collective a permis un accord de maintien de l’emploi, le paiement des jours de grève (80% du salaire payé et 20% en récupération), la promesse de la direction de ne rien tenter judiciairement, et les syndicalistes ont promis de ne pas déposer de préavis de grève d’ici à l’issue du processus d’information, et ce 4 jours après qu’un salarié délégué du personnel a tenté de s’immoler !

Bergams, à Grigny dans l’Essonne, est le lieu d’une autre lutte des salariés, qui depuis un mois et demi, bloquent le site et la production en protestation contre les conditions de travail et de salaires : « Les salariés ne veulent pas être payés comme des chiens » et « les salariés sont prêts à reprendre le travail tout de suite, ils ne veulent pas la fermeture de l’entreprise ». Les conditions de travail et de salaire, au cœur du conflit social, nous sont indiqués par un syndicaliste : « … chargé d’envoyer 42 pains par seconde dans des machines à sandwichs, qui a perdu 300 euros nets par mois pour une hausse de temps de travail hebdomadaire de 2h30 ». Le chantage des capitalistes, c’est la procédure de liquidation judiciaire ! Le maire PCF s’est tourné vers le gouvernement Macron-Castex, ce qui en dit long sur sa qualité de communiste, aggravant les illusions les plus mortifères sur la question de l’État, comme du ’’dialogue social’’ avec celui-ci.

Centrale de Gardanne : Les salariés continuent la lutte pour conserver le site et pour le redémarrage de l’unité biomasse, la remise en emploi des travailleurs licenciés par l’État et GazelEnergie, la réalisation de projets industriels, afin de garantir l’avenir et de développer l’activité de la centrale, avec des emplois à statut dans l’ensemble de la filière. Une nouvelle table ronde entre les acteurs industriels et institutionnels se tiendra avec le représentant de l’État, le préfet, les 18 et 19 novembre. Néanmoins le communiqué (du 26 octobre dernier) des syndicats CGT 13 stipule : « Nos organisations CGT appellent à nouveau l’État, le groupe GazelEnergie et l’ensemble des parties concernées et intéressées à faire preuve d’esprit de responsabilité afin que simultanément par le redémarrage de l’unité Biomasse, la remise en emploi des travailleurs licenciés en lien avec la mise à l’étude et la réalisation de projets industriels sur le site de la Centrale de Gardanne, nous évitent l’extension du conflit en cours et ses conséquences. » Nous comprenons que c’est une menace d’étendre le conflit pour faire reculer les responsables économiques et institutionnels (ce qui est légitime). Le sens de la lutte n’est pas d’apaiser ces mêmes responsables institutionnels et économiques. Là aussi, le sénateur PCF local fait appel au gouvernement bourgeois sans dénoncer la nature de classe de l’État, désarmant idéologiquement les travailleurs, et semant parmi eux de graves illusions réformistes !

Office dépôt : L’entreprise a été liquidée. L’espoir bien mince que la justice bourgeoise puisse freiner la destruction des emplois s’est heurté à la réalité : cette justice a déclaré irrecevable le recours déposé par le CSE central et deux représentants du personnel. Résultat de l’affaire : 963 salariés, sur les 1500, sont sacrifiés sur l’autel de la productivité, les autres (les salariés de la branche retail-magasins) resteront dans l’entreprise reprise par la coopérative Alkor groupe. Les salariés (200 commerciaux, 200 livreurs, 200 préparateurs de commandes et plus de 350 des services supports des sites de l’Oise, Seine-St-Denis, Loiret et Bouches du Rhône), parlant « d’un carnage social », se retrouvent victimes des fonds vautour Aurelius (Allemagne), et sont ainsi liquidés. Visiblement, la lutte s’organisera judiciairement, bien qu’ils aient manifesté devant le tribunal, ce qui ne permettra pas la conscientisation de ces salariés abasourdis !
On le voit : engager des luttes sans rapport de force, en croyant que les représentants de l’État seront soucieux des salariés, sans s’attaquer directement à la propriété privée capitaliste, par l’occupation des usines par exemple, sans faire le lien avec les autres travailleurs du secteur économique et géographique, sans fédérer les luttes nationalement, cela ne suffit pas. Il est dangereux, politiquement, pour l’ensemble des travailleurs, d’entretenir la vision idéaliste, opportuniste, des réformistes syndicaux et politiques, qui s’attachent plus à gérer loyalement le système qui opprime les travailleurs, en tentant de l’humaniser aux yeux de ceux-ci.
Comme si les actionnaires et dirigeants bourgeois, qui licencient et exploitent dans les usines, avaient quelques traits d’humanité lors de leurs soi-disant ’’plans sociaux’’ ou PSE ?
Les politiques, eux, sont en pleine campagne électorale, devant les salariés parfois désemparés souvent furieux et systématiquement floués par ces combattants des urnes.
Certes, chaque victoire, même partielle, en restant dans les rapports de production capitalistes, sous l’égide de l’État bourgeois, restent des victoires temporaires ; mais si le Parti marxiste-léniniste fait son travail, elles sont le ferment des futures luttes, plus radicales et plus massives, qui feront un mouvement puissant de conscientisation des masses, lequel abattra une fois pour toute le capitalisme, son mode de production obsolète et dangereux pour l’humanité et l’environnement, et son État.
C’est le sens de l’histoire qu’est la Révolution socialiste pour le socialisme-communisme, qui permettra, par la socialisation des moyens de production, par la planification centrale et démocratique, de donner du travail à toutes et à tous, qui préservera l’environnement, supprimera l’exploitation, le gaspillage propre à l’anarchie de production capitaliste, et satisfera les besoins sociaux de tous les travailleurs et des couches populaires.

Notre Parti le PCRF travaille auprès des travailleurs dans ce sens !

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