Législatives : le sens de nos candidatures

L’attitude des marxistes envers les élections est de cibler le principal obstacle à attaquer, en déployant de manière compréhensible la politique du parti.
Pour le Parti Communiste Révolutionnaire de France, c’est le capitalisme (propriété privée des moyens de production et d‘échange), cause réelle de la crise, et son État. C’est l’objectif des candidats que nous présentons aux élections législatives.

Tous les autres candidats vont s’inscrire dans la défense des monopoles ou rester dans le cadre des rapports de production du capitalisme (France insoumise, NPA, et LO compris). Toutes leurs propositions sont donc vouées à l’échec. Nos candidats, à partir des réalités locales de leur département, démontreront qu’il y aurait du travail pour tout le monde si la propriété privée des entreprises n’empêchait pas la planification centralisée d’une production répondant aux besoins populaires décidés démocratiquement. Replacer la classe ouvrière au centre des débats sera donc un autre enjeu pour notre Parti. La bourgeoisie profite également de la période électorale pour faire croire que les citoyens vont pouvoir choisir leur avenir, voire décider librement de leur société au moyen des élections. En réalité, il s’agit de détourner les masses travailleuses des luttes. Nos candidatures auront donc un rôle unique à jouer pour poser les questions : Qui dirige réellement le pays ? Comment s’exerce le pouvoir réel ?

Nous dénoncerons le présidentialisme comme forme actuelle de la dictature de l’oligarchie financière, pour avancer des revendications démocratiques jamais proposées, pour placer la démocratie directe et les luttes au cœur des changements. La participation (ou non) à des élections part de notre analyse des rapports de force mondiaux et nationaux, des enjeux de classe du prolétariat, des positions et intérêts immédiats du mouvement populaire et de la question du Parti, son développement, ses liens avec la classe tout entière.

Nous ne pouvons ignorer que des millions d’ouvriers, de travailleurs font confiance bon gré mal gré à telle formation réformiste, espèrent telle issue électorale. Marx et Engels ont toujours dénoncé vivement les déviations parlementaristes (ceux qui pensent que gagner les élections permet le changement de société), mais ils ont aussi fortement combattu les tendances à l’abstentionnisme systématique.

Notre première participation à ces élections, avec des candidats, amorce le nécessaire travail communiste d’éducation des couches non-conscientisées des travailleurs (la très grande majorité), d’éveil et d’éclairage de leur conscience, de lutte au cœur de la bataille contre leurs illusions sur les élections, l’État, les formations dites de gauche ou à la « gauche de la gauche », le mode de production capitaliste. L’enjeu pour nos candidatures n’est pas d’avoir la position verbale la plus « radicale », mais d’œuvrer au développement de la conscience révolutionnaire.

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