HÔTEL PARK-HYATT-VENDÔME : ON EST LÀ ! ON NE PART PAS ! ON VA GAGNER !

Depuis le 25 septembre 2018, 55 femmes et valets de chambres, gouvernantes, et équipiers de l’hôtel de luxe Park Hyatt Vendôme sont en grève.

Il faut rappeler que ces travailleurs ne sont pas directement salariés de cet hôtel de luxe, mais d’une société de nettoyage sous-traitante, le groupe STN-TEFID. Selon nos informations, les tarifs des chambres y varient entre 1500 à 18 000 € la nuit (il y en a qui peuvent payer...) et c’est le seul palace parisien qui sous-traite le service de nettoyage, ce qui veut dire plus d’exigence et de pression vis-à-vis des travailleurs, et des salaires planchers au SMIC hôtelier.

Les revendications sont :
1/ Embauche directe par l’hôtel Park Hyatt Vendôme de l’ensemble des salariés de la soustraitance ;
2/ Augmentation des salaires à hauteur de 3€/ heure et remboursement à 100% du ticket de transport pour les salariés actuellement employés directement par l’hôtel (employés et agents de maîtrise) ;
3/ Mise en place de plusieurs délégués de proximité ainsi que des heures de délégations à la hauteur de l’activité syndicale ;
4/ Diminution des cadences
5/ Prime d’intéressement par an en adéquation avec l’activité et le chiffre d’affaires annuel ;
6/ Ouverture d’un compte de pénibilité pour chaque salarié effectuant un travail répétitif, pénible, de jour ou de nuit ;
7/ Droit au 1% logement pour tout le personnel.

Les grévistes sont soutenus par leurs syndicats CGT-HPE et US CGT Commerce, et mènent la bataille pour leur dignité, contre l’esclavage moderne dans le secteur hôtelier.

Mais la direction refuse de négocier sous le prétexte fallacieux, que si elle cède aux exigences des grévistes, le même type de mouvement s’embrasera partout ailleurs.

Mais oui, Messieurs les capitalistes, c’est ce que nous voulons, car les conditions de travail que vous infligez à vos salariés sont une honte !
Alors la direction joue la carte de la « fermeté », de la provocation et de la violence.

Suite à cela, les grévistes du Park Hyatt Vendôme ont fait l’objet des multiples agressions : le 12 octobre, au petit matin, deux d’entre eux se sont fait agresser par les agents de sécurité de l’hôtel. Les pompiers ont été contraints de les transporter en urgence à l’hôpital dans un état critique. Pour couronner le tout, la police est intervenue et a confisqué le matériel sonore des grévistes. D’ailleurs, la présence policière est permanente et plusieurs violentes expulsions des piquets de grève ont eu lieu.

Tous les jours, de 10 h à 15 h, les travailleurs en grève se rassemblent devant l’hôtel pour dénoncer leurs conditions de travail. Plusieurs réunions de soutien aux grévistes et des manifestations ont été organisées.
Pour fêter le premier mois de grève, le 25 octobre, les grévistes ont convié tous ceux qui le souhaitaient à un repas de solidarité. Sous le slogan original "Manifestation Halloween des invisibles de la sous-traitance et de l’hôtellerie", le 31 octobre, les femmes de chambres du Hyatt Vendôme ont manifesté déguisées en fantômes devant le siège de la société de sous-traitance.
Les premières discussions rassemblant toutes les parties - l’hôtel, la société STN ( le prestataire de nettoyage) et les syndicats CGT et CGT-HPE - ont déjà eu lieu, lors d’une réunion à la Direccte (administration du travail), mais n’ont pas donné de résultats. « Aucune réponse positive n’a été donnée aux revendications » des grévistes, salariés de STN et employés de l’hôtel, a confié Claude Lévy de la CGT-HPE.

Le Parti Communiste Révolutionnaire de France appelle tous les travailleurs à participer à la caisse de grève pour soutenir financièrement les grévistes. Nous devons faire tout notre possible pour que les revendications de nos camarades soient satisfaites. Cette victoire nous donnera des forces pour s’attaquer à la convention collective moyenâgeuse de l’hôtellerie-restauration, qui est l’une des pires, car les travailleurs de ce secteur souffrent non seulement des conditions de travail extrêmement dures et des salaires très bas, mais encore ils subissent des horaires décalés et où le travail du weekend et les jours fériés ne sont pas considérés comme exceptionnels, donc sans rémunération majorée.

La lutte continue ! Et... n’oubliez pas la caisse de grève

  • Alcatel-Lucent : soutien aux travailleurs en lutte pour la défense des emplois !

    Avec l’après-confinement, la casse du tissu industriel en France s’accélère et le « monde d’après » tant vanté par Emmanuel Macron tombe le masque. La filiale française de l’équipementier télécoms finlandais Nokia, Alcatel-Lucent, a annoncé le lundi 22 juin 2020 la suppression de 1233 emplois en France. Ce (...)
  • Bombardier-Crespin : quand la classe ouvrière dit Non !

    Décidément, le « Président des Riches » ne peut s’adresser aux Français sans que ressorte inexorablement le décalage flagrant entre son discours et la réalité vécue par les couches populaires et le monde ouvrier. Dans son allocution du 14 juin 2020, aux forts accents d’autosatisfaction et d’optimisme (...)
  • Renault, sans-papiers, antiracisme, hôpital... : les luttes se déconfinent !

    Après le déconfinement, les travailleurs sont repartis immédiatement à la lutte. En France comme partout ailleurs, le confinement décidé par Emmanuel Macron le 17 mars 2020 a exacerbé les contradictions du capitalisme : les inégalités sociales se sont intensifiées entre ceux bien lotis et ceux victimes (...)
  • Le PCRF salue les manifestant-e-s du 1er mai 2020 !

    Alors que le 1er mai 2020, journée internationale des travailleurs, semblait impossible à réaliser, des milliers de manifestant-e-s se sont rassemblé-e-s dans plusieurs villes du monde ; de façon spectaculaire, comme à Athènes, à l’appel de leur organisation de lutte de classe PAME (voir photo (...)
  • Cargill : ingérence de l’Etat... contre les travailleurs !

    Alors que Macron et son gouvernement prétendent que l’État est au service des salarié-e-s et de la population touchés par la crise sanitaire, rappelons que ce même État et ce même gouvernement se sont ingérés, début mars, dans l’affaire de l’usine Cargill, pour permettre la suppression de 183 emplois, (...)
  • Retraites : Pour un 17 décembre de masse !

    Renforçons la mobilisation, étendons le mouvement gréviste ! Alors que le mécontentement a gagné tout le pays, que l’opposition à la réforme des retraites est généralisée, que le pays est confronté un mouvement social formidable notamment chez les cheminots et les agents de la RATP, Édouard Philippe (...)
  • Retraites : Vive la réussite des mobilisations grévistes de décembre 2019 !

    Le Parti Communiste Révolutionnaire de France se réjouit du succès de la mobilisation gréviste du 5 décembre 2019 contre le projet de contre-réforme des retraites. La mobilisation ne saurait se relâcher, elle doit au contraire se renforcer et ne pas s’appuyer que sur les seuls travailleurs des (...)