Espagne : Pas une minute de repos pour le nouveau gouvernement capitaliste !

Dans un mouvement parlementaire aussi rapide qu’habile, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) a réussi à ce que le Parlement décide la fin des fonctions de Mariano Rajoy et l’investiture de Pedro Sánchez, son secrétaire général, comme remplaçant de ce dernier, avec le soutien de Podemos et des partis nationalistes au Pays Basque et en Catalogne.
Immédiatement après cette procédure, le Bureau Politique du Parti Communiste des Peuples d’Espagne a réagi en publiant le communiqué ci-dessous. Il laisse apparaître clairement que la sociale-démocratie au pouvoir continuera la même politique anti-ouvrière et anti-populaire de son prédécesseur Mariano Rajoy (Parti Populaire) et que le masque « progressiste » de ce gouvernement ne tardera pas à tomber. La « régénération politique » capitaliste n’est qu’une nouvelle gestion de l’exploitation.

L’approbation de la motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy ouvre un nouveau cycle politique. Le nouveau gouvernement tentera d’avancer vers la réforme du système politique, après un débat parlementaire où l’on a pu constater que c’est la propre nature du capitalisme qui est à l’origine de la corruption politique.
La lutte entre les forces parlementaires reflète les intérêts de différents secteurs de la bourgeoisie, qui voit ses intérêts de classe sauvegardés avec le compromis de Pedro Sánchez de gouverner sans changer le budget de l’État établi par le Parti Populaire.
La subordination totale de Podemos au PSOE confirme l’alliance entre la nouvelle et l’ancienne social-démocratie pour gérer le capitalisme. L’exploitation continuera et s’accentuera dans le futur. Le nouveau gouvernement se limitera à gérer l’exploitation sous d’autres formes, tandis que la droite politique s’endurcit et s’apprête à préserver dans l’opposition les intérêts du secteur capitaliste qu’elle représente, dans l’attente d’un nouveau processus électoral qui déterminera la corrélation de forces qui va définitivement compléter la réforme du système politique.
La classe ouvrière et les secteurs populaires ne peuvent placer leurs espoirs dans le nouveau gouvernement capitaliste, qui va continuer à gouverner au service du patronat. Nos droits ne seront défendus que si la mobilisation continue et grandit jusqu’à l’appel à la grève générale. Le gouvernement change, mais l’exploitation capitaliste continuera en s’accentuant.
Nos intérêts ne sont pas représentés dans le débat parlementaire, qui se limite à discuter le type de gestion que les monopoles nécessitent à un moment ou à un autre. Le discours sur la « régénération démocratique », déployé par la social-démocratie doit être démasqué. Le PSOE est toujours un parti politique qui, au gouvernement, a pratiqué le terrorisme d’État, intégré l’Espagne dans l’OTAN et l’Union Européenne, participé à des guerres impérialistes criminelles, approuvé des réformes du droit du travail, et exercé une dure répression contre le mouvement ouvrier et populaire. Le nouveau gouvernement de Pedro Sánchez continuera à représenter ces mêmes intérêts de classe, qui ne sont pas les nôtres.
Le Parti Communiste appelle le mouvement ouvrier et l’ensemble de notre peuple à intensifier toutes les luttes en cours, sans placer aucun espoir dans la social-démocratie. Nous ne devons lâcher aucun des drapeaux dressés au cours des derniers mois. Le nouveau gouvernement est un gouvernement capitaliste au service de l’exploitation et il ne va pas mettre longtemps à le démontrer. La lutte pour un pays sous contrôle de la classe ouvrière continue.

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