Développement des « zoonoses » : capitalisme responsable et... coupable !

Le virus SARS-CoV-2, à l’origine de la maladie de COVID-19, est très récent, et des questions restent encore actuellement sans réponse, notamment sur son origine.
Cependant, les scientifiques ont aujourd’hui la certitude que tout est parti d’un animal et que l’altération d’écosystèmes par des activités humaines (déforestation, braconnage…) a joué un rôle important dans le déclenchement de la pandémie actuelle.

S’agissant de l’origine animale, l’hypothèse la plus probable est que le virus SARS-CoV-2 serait le fruit d’une recombinaison virale (= génèse d’un nouveau virus issue du mélange de génomes de virus différents) entre un coronavirus propre à la chauve-souris et un autre originaire du pangolin. En effet, des chercheurs ont retrouvé un coronavirus très proche de celui responsable de la maladie de COVID-19 dans des pangolins de Malaisie. Malgré un petit pourcentage d’incertitude, l’étau se resserre donc autour du pangolin et de la chauve-souris, pour expliquer l’origine de l’épidémie.

De ce point de vue, il est possible de mettre en évidence la responsabilité première de certaines activités humaines, dans le cadre du capitalisme mondialisé, non seulement sur les écosystèmes mais également sur la santé mondiale.
Rappelons que le pangolin est le mammifère le plus menacé au monde par le braconnage et qu’il fait l’objet d’un commerce illégal particulièrement intense et lucratif, en Asie à destination du marché de la médecine traditionnelle chinoise, et à partir de l’Afrique comme viande de brousse.
Cette viande de brousse, dont la consommation s’est accrue et généralisée à travers le monde (y compris en France), pousse les braconniers à s’aventurer dans des zones autrefois inaccessibles pour prélever les espèces concernées (dont les pangolins), menaçant la survie de ces espèces, provoquant des ruptures d’écosystèmes, et déclenchant ainsi de nouvelles épidémies, telles que celle d’Ebola (transmise à l’homme par la consommation de viande de chauve-souris ou de gorille).

C’est dans ce sens que l’on peut démontrer, pour la diffusion du Covid-19, la responsabilité du système capitaliste, qui au nom de « la loi du marché » et de « la concurrence libre et non faussée », encourage la destruction des écosystèmes et des espèces vivantes, la déforestation anarchique et sauvage, l’appauvrissement des sols par l’utilisation de produits chimiques destructeurs (engrais, pesticides, herbicides, insecticides…), ainsi que l’élevage intensif favorisant l’émergence des « zoonoses » (maladies d’origine animale, telles que la grippe H1N1 ou la « vache folle »... ).

En conclusion, le capitalisme est le problème et certainement pas la solution. La définition d’une solution efficace sur le long terme, tant pour la prévention des épidémies que pour la préservation des écosystèmes, passe par le renversement révolutionnaire du capitalisme, l’établissement de la dictature du peuple-travailleur sous la direction du prolétariat, l’élévation de la propriété privée des moyens de production et d’échange au rang de propriété collective des masses laborieuses, et la mise en place d’une planification impérative, centralisée et démocratique, pour satisfaire les besoins des populations et des territoires. Cette société s’appelle le socialisme-communisme.

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