Des luttes gagnantes de l’été 2018 !

Tour Eiffel

Cet été, la direction de la société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE) s’est heurtée à ses employés sur le sujet de la réorganisation de la vente des billets pour ce monument. La CGT et les travailleurs ont fustigé un projet qui mettait "les agents d’accueil à bout", le choix de la direction (réserver l’un des deux piliers d’entrée à l’accueil exclusif des visiteurs munis de tickets en réservation par créneau horaire) ayant engendré des files d’attente « souvent totalement déséquilibrées  » et « monstrueuses  » (jusqu’à trois heures pour des billets classiques et une heure pour les billets horodatés).
La lutte a été menée pour exiger l’emploi de davantage de personnels, pour faire face à l’afflux toujours plus important de visiteurs, ainsi que la réorganisation de la vente des billets. Le 1er août, face à la grève massive déclenchée par le blocage de cette direction, ce monument emblématique, visité par plus de 6 millions de personnes par an, a été fermé. L’intervention de la Ville de Paris, consciente de l’enjeu, a permis de faire aboutir les négociations, et le 2 août au soir, un accord était signé entre l’intersyndicale CGT-FO et la direction générale de la SETE. Cet accord va enfin permettre aux salariés de la Tour de mettre en œuvre le procédé d’accueil des visiteurs qu’ils défendent : offrir à tous les visiteurs l’accès aux deux piliers, avec une file prioritaire pour les billets achetés en prévente. Le vendredi 3 août au matin, la Tour Eiffel était réouverte au public.
Ici comme ailleurs, démonstration est faite que les mieux à même d’organiser le travail et de décider de tout, ce sont les travailleurs eux-mêmes, sans direction patronale !

Contrex-Vittel (Vosges)

Entre novembre 2017 et août 2018, les salariés de Contrex-Vittel, sous l’impulsion de la CGT, se sont organisés et mobilisés pour exiger des embauches, à raison d’une heure de grève par équipe et par poste, soit 3 jours perturbés chaque semaine. Le mouvement s’est poursuivi jusqu’au 14 août, date à laquelle la direction patronale a cédé ! Nestlé, propriétaire du groupe (première entreprise agro-alimentaire du monde, avec un chiffre d’affaires de 88,8 milliards en 2015...) s’est
engagé pour 24 embauches.

Cette victoire pour l’emploi nous conduit à rappeler les axes de lutte proposés par le Parti Révolutionnaire Communiste de France :
Plan national de lutte contre le chômage !
● Suppression des CDD par la généralisation des emplois en CDI.
● Revalorisation des revenus des travailleurs privés d’emploi (« chômeurs »).
● Nationalisation sans indemnisation et avec contrôle ouvrier des entreprises casseuses d’emploi
.

Rappelons aussi que les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises, à l’échelle mondiale, ont atteint 497,4 milliards de dollars au deuxième trimestre 2018, soit une augmentation de 12,9 % en moyenne. Avec environ 44 milliards d’euros versés, soit une hausse de 23,6 %, la France arrive en deuxième position derrière les États-Unis, loin devant le Japon 3ème. Sans surprise, Nestlé est dans le groupe de tête des entreprises françaises qui versent le plus de dividendes et qui affichent des profits colossaux depuis des années, comme la BNP-Paribas, le groupe de luxe LVMH, AXA, ou encore Sanofi et Total.

Opposons une solidarité de classe à l’exploitation patronale !
Les luttes des travailleuses et travailleurs, même dans les petites entreprises, doivent être popularisées et soutenues à l’échelle nationale !
Leurs droits sont nos droits ; chaque emploi est le nôtre !
Solidarité de classe !

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