Présidentielles : Pas une voix aux 11 candidats...

... qui soutiennent le capitalisme ou qui veulent l’amender !

À 48 heures des élections pré­si­den­tiel­les, le Parti Communiste Révolutionnaire de France réaf­firme qu’aucun can­di­dat ne repré­sente une alter­na­tive réelle à la réa­lité poli­ti­que. Aucun can­di­dat n’offre une pers­pec­tive de lutte contre le capi­ta­lisme pour le rem­pla­cer par une société repo­sant sur trois piliers : un État des tra­vailleurs rem­pla­çant l’État de la dic­ta­ture de la bour­geoi­sie ; la pro­priété col­lec­tive des moyens de pro­duc­tion et d’échange ; une pla­ni­fi­ca­tion démo­cra­ti­que cen­tra­li­sée per­met­tant de mettre l’économie au ser­vice de la satis­fac­tion des besoins sociaux, cultu­rels, écologiques de la popu­la­tion. Et à un moment où la ten­sion inter­na­tio­nale est par­ti­cu­liè­re­ment inquié­tante, cette société sera un gage dans la lutte pour la paix et pour l’amitié entre les peu­ples. Cette société, c’est le socia­lisme-com­mu­nisme. Face à la crise qui ronge le capi­ta­lisme, qui aggrave les iné­ga­li­tés socia­les, qui fait peser la menace d’une guerre mon­diale, il n’y a pas d’autre alter­na­tive pos­si­ble.

Les can­di­dats du Capital, Le Pen/Fillon/Macron/Hamon, tout comme ceux qui ambi­tion­nent de le deve­nir, Lassalle/Dupont-Aignan/Asselineau/Cheminade, une fois élus, avec des nuan­ces, vont mettre en œuvre une poli­ti­que satis­fai­sant les gros action­nai­res et l’oli­gar­chie finan­cière. Ils iront plus loin dans la remise en cause des droits à la retraite, à la santé, pour­sui­vront le déman­tè­le­ment de l’Éducation natio­nale... Ils pra­ti­que­ront une poli­ti­que d’aus­té­rité avec ou sans l’Union Européenne, allon­ge­ront le temps de tra­vail et conti­nue­ront d’enga­ger la France dans les aven­tu­res guer­riè­res tout en déman­te­lant les liber­tés démo­cra­ti­ques.

Jean-Luc Mélenchon, comme les deux can­di­dats trots­kis­tes, pro­pose d’huma­ni­ser le capi­ta­lisme, pas de le sup­pri­mer, en sug­gé­rant un illu­soire par­tage des riches­ses qui, quoi qu’ils pen­sent, n’est rien d’autre que la fameuse recette du pâté d’alouette, dupe­rie qui consiste à mélan­ger un cheval et une alouette, l’alouette dis­pa­rais­sant évidemment sous le cheval ! Mélenchon, par son com­por­te­ment de can­di­dat césaro-bona­par­tiste, entre en contra­dic­tion avec ses décla­ra­tions sur la 6ème République, son pro­gramme économique visant quant à lui au finan­ce­ment public des entre­pri­ses capi­ta­lis­tes. Derrière les envo­lées lyri­ques, il ne pro­pose pas de rompre avec l’Union Européenne (pour laquelle il ne fait pas le lien avec l’OTAN), mais de négo­cier une meilleure posi­tion. C’est exac­te­ment la posi­tion de Syriza en Grèce en 2015, qui a conduit à… accep­ter les poli­ti­ques de l’UE. Ses posi­tions en matière énergétique annu­le­raient toute pos­si­bi­lité d’indé­pen­dance dans ce domaine, et met­traient le pays encore plus sous le contrôle des mul­ti­na­tio­na­les du pétrole, quoi qu’il dise ! Ses pro­po­si­tions en matière de pou­voir d’achat enté­ri­nent en fait le statu-quo. Ces der­niè­res décla­ra­tions, fran­che­ment anti­com­mu­nis­tes - même si elles visent un PCF qui n’a plus de com­mu­niste que le nom -, témoi­gnent de son véri­ta­ble projet : recom­po­ser le champ poli­ti­que social-démo­crate, en reloo­kant son pro­gramme par une nuance d’idées à la mode, comme les thèmes écologiques pour relan­cer le capi­ta­lisme sur cette base. Arthaud et Poutou, der­rière la phrase de gauche, anar­cho-syn­di­ca­liste, ne se démar­quent pas du can­di­dat de la « France Insoumise », ils s’oppo­sent à la rup­ture révo­lu­tion­naire avec l’Union Européenne, parce que ne l’un ni l’autre ne croit pos­si­ble la révo­lu­tion socia­liste.

Dans ces condi­tions, nous appe­lons les tra­vailleurs et la jeu­nesse, la classe ouvrière et ses alliés, à ne pas donner leur voix au pre­mier tour aux 11 can­di­dats, car ils sou­tien­nent ou veu­lent amen­der le capi­ta­lisme ! Nous appe­lons ceux qui veu­lent que ça change, qui veu­lent se battre, à se syn­di­quer sur des posi­tions de lutte de classe, car les mois à venir vont néces­si­ter de fortes mobi­li­sa­tions pour mettre en échec la bour­geoi­sie.

Mais nous le répé­tons : l’alter­na­tive, ce ne peut être que la solu­tion révo­lu­tion­naire. Et pour cela, il faut cons­truire le Parti Communiste Révolutionnaire dont les tra­vailleurs ont besoin, c’est pour­quoi nous appe­lons toutes celles et tous ceux qui en ont assez des faux-sem­blants, des escro­que­ries social-démo­cra­tes, à adhé­rer à notre parti.

Paris, le 21 avril 2017

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