Paradis fiscaux et Enfer du capitalisme

Ci-dessous une contribution au débat sur l’affaire dite des "Paradise papers", proposée par Maurice Cukierman, Secrétaire général du Parti Communiste Révolutionnaire de France.

Depuis le 6 novembre 2017 sont révélés de nouveaux scandales concernant les évasions fiscales et les paradis fiscaux. Le Parti Communiste Révolutionnaire de France ne saurait s’étonner de pratiques que le mouvement ouvrier et communiste a toujours dénoncées comme significatives du capitalisme à son stade impérialiste, marqué par l’exportation des capitaux.

Dans une période marquée par une montée générale de la misère et la concentration de la richesse entre les mains d’une infime minorité, par une offensive sans précédent, depuis le fascisme dans les années 30, contre les droits sociaux et le niveau de vie des travailleurs et des masses populaires, il est choquant, effectivement, d’apprendre que Bernard Arnaud et ses pairs de toutes nationalités, que les groupes financiers monopolistes auxquels ils participent, puissent, en toute légalité, échapper à l’impôt sous toutes ses formes au moyen de montages financiers dans des zones géographiques particulières du monde capitaliste, surnommées « paradis fiscaux ». En ce qui concerne les capitalistes français (ce qui ne disculpe pas leurs pairs étrangers), les révélations soulignent combien l’appareil politique de l’État est à leur service exclusif : au cours de l’été, toutes les mesures prises par le nouveau gouvernement Macron-Philippe ont été au devant de leurs demandes en matière de fiscalité, comme l’avaient fait ses prédécesseurs. L’argument, pour les justifier, tombe à l’eau : l’argent qu’ils soustraient à l’impôt ne va pas, et n’a jamais été, à des investissements, mais bel et bien à renforcer les fortunes, par le biais de transactions financières réalisées dans lesdits paradis fiscaux. C’est là la logique même de la transformation de la monnaie en Capital !

Pourtant, quand on y regarde bien, cette campagne de révélations, comme la précédente, laisse perplexe à bien des égards.

Tout d’abord, par le fait qu’elle trouve son origine dans un détournement de documents qui n’est pas clair, d’autant qu’il est le fait de manœuvres privées et anonymes. Il ne s’agit pas ici de « lanceurs d’alerte » courageux, qui dénoncent des pratiques dangereuses et mensongères qui ne pouvaient pas être dénoncées autrement (dossiers Monsanto, Wikileaks …). Ici, nous avons affaire à une opération menée par la presse internationale du Capital, cette même presse qui, depuis les années quatre-vingts du siècle précédent, a soutenu et parfois vanté toutes les mesures de dérégulation en matière financière, entreprises par les États capitalistes et les Unions diverses et variées qui les relient entre eux ! (Union européenne, OCDE, FMI, Banque mondiale, G7, G20 etc.). Les journaux comme Le Monde, le New York Times, El Païs, des médias comme France Info, et tant d’autres du même ordre, peuvent difficilement jouer les chevaliers blancs, alors qu’à longueur de colonnes et d’ondes, ils nous abreuvent de commentaires dithyrambiques sur la mondialisation, sur la nécessité de considérer l’Union Européenne comme un « sens unique », sur les bienfaits des traités UE / États-Unis et UE / Canada, sur la nécessité (!) de sortir du carcan de « l’État-Nation » ! Or ce qui est révélé et dénoncé par nos pères-la-pudeur médiatiques, ce sont les conséquences, et rien d’autre que les conséquences de toutes les transformations du régime des transactions financières internationales qu’ils ont soutenues, pourfendant ceux qui s’y opposaient (y compris d’un point de vue réformiste) en les taxant de « populistes », nationalistes, voire « d’adeptes de la théorie du complot ». Et nous n’insisterons pas sur la discrétion avec laquelle Le Monde traite le cas de Niel, un de ses actionnaires (un petit morceau de colonnes), en comparaison avec les cas Arnaud (concurrence oblige) sans parler de ceux touchant le show-biz !

Le deuxième élément de suspicion sur ces révélations médiatiques, c’est le fait qu’elles ne se contentent pas « de révéler », ce qui est le rôle normal de la presse, mais qu’elles s’accompagnent, par les mêmes, d’une campagne idéologique insistante pour appeler à renforcer l’Union Européenne, à aller vers le fédéralisme, à supprimer la règle de l’unanimité.
Évidemment participent à cette campagne les politiciens de service que sont les membres d’Europe Écologie les Verts. Ainsi Mme Eva Joly qui, sur France Info, nous affirme sans rire que ce qui freinerait dans la lutte contre les Paradis Fiscaux, ce serait le Conseil Européen (les gouvernements des pays membres), alors que la Commission serait disposée à prendre des mesures ! Au même moment, le socialiste Moscovici, membre de la Commission européenne, y va de son couplet : après une grande envolée lyrique contre les paradis fiscaux, il dévoile l’arme secrète que l’Union Européenne veut utiliser : la transparence ! Bernard Arnaud a dû frôler la crise cardiaque ! De qui se moque-t-on ? Tout ce système s’est mis en place depuis 30 ans dans notre partie du monde sous la houlette de l’Union Européenne. Car sinon, comment expliquer l’Irlande, Malte (et la présence de cette dernière dans l’UE ne peut s’expliquer autrement), le Luxemburg (dont Junker est le premier ministre qui a mis en place la législation fiscale du duché avant de devenir Président de la Commission) et les Pays Bas, sans compter les mesures dérogatoires pour la Grande Bretagne, ses Îles anglo-normandes et ses possessions caribéennes ? L’Union Européenne est un cartel d’États impérialistes, dont la fonction est depuis toujours de créer les meilleures conditions pour l’accumulation du capital, pour valoriser le profit. L’Union Européenne au sein de laquelle la destinée de Barroso, ex-président de la Commission, devenu dirigeant de Golden Sachs, est emblématique ! L’Union Européenne dont la « Cour de justice » a déclaré illégale la modeste taxe du gouvernement Hollande sur les transactions financières, déclaration validée par la « Cour Constitutionnelle », et qui oblige à rendre l’argent aux sociétés capitalistes (10 milliards) ! Et nous affirmons que le gouvernement du PS savait ce qu’il faisait quand il a adopté cette loi : il cherchait à atténuer le mécontentement de son électorat tout en sachant très bien que cette mesure serait invalidée par l’UE. Alors, les commentaires de France Info et du Monde sur le fait que depuis deux ans, « on » irait dans le bon sens, que l’UE fait tout son possible, mais qu’elle se heurte à l’égoïsme des États, est un pur mensonge pour dédouaner une alliance de pays capitalistes-impérialistes qui fait partout l’objet de la colère des peuples qui la subissent ! Et que systématiquement ils assimilent cette colère à la poussée de l’extrême-droite « populiste », ou aux « populistes de gauche », est significatif de cette campagne visant à discréditer toute opposition à cette machine au service des monopoles et du capital financier qu’est l’UE.

Tout aussi significatif est le fait que l’on veuille à chaque fois nous faire passer le message comme quoi ce ne serait pas le capitalisme qui est en cause, mais des dérives, des gens sans scrupules et moralité !
Certes, nous ne contesterons pas cette dernière caractéristique. Mais justement, s’ils sont sans scrupule et sans moralité, c’est parce que le capitalisme produit et ne peut produire que ce type d’individu. Soyons clair : tous ceux qui ne sont pas cités dans ces révélations ne le sont pas…, parce qu’ils utilisent des cabinets d’affaire dont on n’a pas fait fuiter les données ! Car la logique du système, c’est que l’argent qui provient de l’exploitation de la classe ouvrière, des masses populaires, et des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine, redevienne du capital (processus d’accumulation), que ce dernier puisse se valoriser dans les meilleures conditions, et surtout pas qu’il aille alimenter outre-mesure les caisses de l’État capitaliste ! Bernard Arnaud réclame et obtient avec sa classe moins d’impôts, moins de « charges sociales » (lire baisser les salaires réels, en s’attaquant au salaire différé et à la Sécurité sociale), mais utilise à la fois l’optimisation fiscale dans les paradis fiscaux et le mécénat. Et dans tous les cas, il paye moins ! Mais les mêmes - ces journaux qui prétendent faire du journalisme d’investigation en attendant qu’« on pirate » pour eux des ordinateurs (!) - nous serinent tous les jours, que d’une part le taux d’imposition est trop fort en France pour les profits capitalistes et les fortunes, ce qui expliquerait l’attrait pour les paradis fiscaux que les États capitalistes et leur Union Européenne ont favorisés par la dérèglementation généralisée, et d’autre part qu’il faut moraliser le capitalisme avec la même Union Européenne, tout en se pâmant d’admiration devant la fondation de Bernard Arnaud, le mécénat en général et celui de Pierre Bergé en particulier ! On voit bien là qu’il ne s’agit que de faire avaler l’idée qu’il pourrait exister un capitalisme propre sur lui, bon comme du bon pain, et dirigé par les « ours savants de la social-démocratie ». Le gouvernement français, lui, se contente de nous dire qu’il faut faire la distinction entre ce qui serait légal et illégal (il est donc bien légal de se débrouiller pour payer moins d’impôts quand on a des revenus du capital, mais on le savait et des dispositifs existent depuis des lustres) et de dénoncer, relayé par les mêmes journaux, les « fraudeurs », je veux dire les chômeurs qui « escroquent » - salopards qui ne portent plus de casquette [1] - les allocations chômage, qui « vont en vacances aux Bahamas », selon les dires du député LREM de Seine Maritime.

Par ailleurs, force est de constater que Le Monde et son équipe de « journalistes d’investigation », ont une manière un peu particulière d’aborder le problème.
On dénonce des multinationales qui ont un problème avec l’UE (Google par exemple), d’autres parce qu’il y a des limites à ne pas franchir sans risquer de salir tout le système (ENGIE et B. Arnaud), mais sans jamais remettre en cause le système qui les engendre, surtout pas en proposant l’expropriation pure et simple de leurs avoirs. Et pour faire bonne figure, on procède au lynchage médiatique quand il s’agit de personnalités du monde du spectacle et du sport, comme si c’étaient eux le vrai problème. Nous sommes contre le professionnalisme dans le sport-spectacle, nous sommes contre ces cachets extravagants du monde du spectacle, (sport compris) des arts. Mais pour autant, cette situation découle du capitalisme et de la marchandisation généralisée. Nous ne pouvons mettre tout le monde sur le même plan car, de fait, procéder de cette manière revient à dédouaner le capitalisme comme système et les hommes qui en sont les piliers ! C’est tellement vrai qu’il suffit de se rappeler la campagne ignominieuse de la période électorale, où dans la même presse qui prétend laver plus blanc, on condamnait comme « populiste » à la limite du racisme, toute dénonciation des inégalités sociales, des capitalistes et des grands bourgeois ! La cerise sur le gâteau, c’est cependant la dénonciation de ceux qui prétendent protéger leurs Droits d’Auteurs (deux pages pleines du Monde daté du samedi 11 novembre). Et là, personne pour rappeler que, contrairement aux capitalistes et aux monopoles, il n’y a pas de baisse des prétendues cotisations sociales, pas de suppression de l’ISF, de l’impôt sur le revenu et des prélèvements obligatoires fort lourds qui réduisent de manière drastique lesdits Droits ! Alors, les descendants de Maurice Ravel, voilà l’ennemi ! On se croirait dans la fable de La Fontaine, Les Animaux malades de la peste : haro sur le baudet qui n’avait d’un pré que brouté de la largeur de sa langue !

De plus, comment ne pas suspecter quelque chose de troublant, quand on constate qu’il y a bien, au travers de cette dénonciation, un lien avec les batailles internes violentes que connaît aujourd’hui la grande bourgeoisie internationale ?
Le constater n’est pas prendre position pour les uns ou les autres. Mais force est de relever que le milliardaire Trump n’apparaît pas dans les « paradise papers », contrairement à plusieurs des membres de son gouvernement. Bien évidemment qu’il y a complicité : c’est celle du Capital ! Mais dès lors que l’on ne remet pas en cause le capitalisme, l’opération consistant à associer le nom de Trump - comme celui de Poutine, pas plus mis en cause personnellement, avec les oligarques russes – ne devient qu’une tentative de racoler les lecteurs (« Soutenez la presse d’investigation », dit Le Monde sur sa page web), pour les convaincre qu’il s’agit de moraliser le capitalisme, pour que ce régime, si parfait par ailleurs et surtout le meilleur, le plus naturel, puisse continuer à entretenir les journalistes en livrées de laquais de l’Union Européenne ? Car sans M. Trump, avec Mme Clinton ou M. Soros (ce dernier et ses amis n’étaient pas dans les papers, pas plus que les amis de Macron !) ne serions-nous pas dans le meilleur des mondes possibles ? Du moment que tout le monde paye ses impôts légalement ! Sauf qu’on nage dans la légalité la plupart du temps, Macron-Philippe vous le disent eux-mêmes, sans compter ce pauvre Arnaud, ce brave M. Niel et les représentants des groupes monopolistes épinglés ! Par exemple, Le Monde a-t-il expliqué à ses lecteurs ce qu’entraînerait la privatisation de Gaz de France ? A-t-il dénoncé ce qui n’entrerait plus dans les caisses de l’État ? Non bien sûr, et pourtant « le journalisme d’investigation » aurait dû se renseigner. Et aujourd’hui ne serait-il pas normal de poser la question : « Finalement, la nationalisation par la confiscation de ENGIE ne serait-elle pas une mesure de salut public ? ».

Bien sûr qu’il est révoltant d’apprendre que les mêmes qui nous disent que le prolétariat doit accepter de travailler plus, d’être payé moins, de ne plus pouvoir se soigner, d’avoir une retraite décente … soient aussi ceux qui font voter des lois leur permettant de payer moins et de gagner plus en toute légalité. Mais est-ce pire que la délocalisation des productions qui réduisent des régions entières au chômage et à la misère au nom de l’exportation des capitaux pour qu’ils soient rentabilisés au maximum ! Et ce sont bien les mêmes dans l’ensemble (pas X ou Y ou telle ou telle société capitaliste dite transnationale, mais bel et bien toutes).

Le capitalisme est un mode de production historiquement obsolète, dépassé. Les « Paradise Papers » illustrent son caractère pourrissant, sa putréfaction (que traduisent la corruption, l’existence de cabinets d’avocats spécialisés, de paradis fiscaux …) Mais dans le même temps, il cherche en permanence à s’auto-justifier, à maintenir une partie des masses sous sa coupe. Et donc de temps en temps, il faut faire le ravalement, en donnant l’illusion qu’il va se passer quelque chose et que cette fois, c’est juré, on va être « éthique ». Il y aura toujours des journalistes au New York Times ou au Monde pour vous dire qu’on a fait des progrès depuis la dernière fois et qu’on va en faire encore avant la prochaine ! Grâce à l’Union Européenne, contre les populismes de droite et de gauche ! Ce dernier « argument », c’est un peu comme celui de la presse et des partis bourgeois avant 1938, qui disaient « Ni Hitler, ni Staline » et qui, dès la fin 1939, étaient tous ralliés à l’idée - qu’au fond partagent ceux qui aujourd’hui posent l’équation communisme égal nazi/fascisme - « Plutôt Hitler que Staline ou le Front Populaire ».

Sans le renversement de la bourgeoisie, sans l’appropriation des moyens de production et d’échange par le pouvoir du prolétariat et des masses populaires, sans la mise en place d’une planification centralisée et démocratique, il y aura des paradis fiscaux pour le Capital et la bourgeoisie, et ce sera l’Enfer pour la classe ouvrière et les peuples. Et comme l’Enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on, il y aura toujours des journaux comme Le Monde allié à quelques centaines d’autres titres pour faire prendre des vessies pour des lanternes !

Notes

[1Salopards en casquettes, c’est la manière dont la presse future collaborationniste qualifiait les prolétaires en 1936

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