Fidel

Le 25 novembre 2016 s’est éteint Fidel Castro, « El Comandante », le leader de la Révolution Cubaine, le Premier Secrétaire du Parti Communiste de Cuba (avant d’être remplacé à ce poste par son frère Raul), l’un des plus illustres combattants contre l’impérialisme, pour le socialisme.

90 ans de combat, de lutte pour la cause du prolétariat et celle des peuples opprimés.
90 ans, c’est beaucoup et peu à la fois pour un révolutionnaire, dont la vie n’est jamais simple par définition et constitue une bataille infinie contre l’ordre existant, celui du capitalisme.

Mais puisque cette lutte est infinie, même toute une vie ne suffit pas à un vrai révolutionnaire dans le combat pour le progrès humain et le socialisme. Les idées révolutionnaires doivent donc se transmettre de générations en générations, et notre tâche est de porter ces idées pour continuer l’œuvre de ceux qui ont donné leur vie pour la Révolution.

Fils d’un propriétaire terrien, Fidel Castro a commencé à comprendre très tôt que l’avenir de Cuba ne pouvait se faire sans les masses laborieuses. Se débarrasser du joug impérialiste américain passait par le combat contre la bourgeoisie et seul le peuple travailleur cubain pouvait réaliser cet objectif.

Fidel commence à militer lorsqu’il est étudiant. C’est alors qu’il participe à différentes manifestations politiques jusqu’à l’attaque de la caserne de Moncada en 1953, qui a été un échec après lequel lui et ses compagnons ont été emprisonnés. Profitant de l’amnistie, Fidel sort de prison et part au Mexique où il rencontre Ernesto Guevara, le « Che ».

C’est le début d’une grande lutte qui va marquer l’histoire de l’Amérique Latine et l’histoire du socialisme en général. Le noyau des révolutionnaires cubains se forme autour de Fidel Castro, de son frère Raul, du Che et de Camilo Cienfuegos, pour ne citer que les plus connus. Sous l’influence du Che notamment, ce mouvement prend définitivement une orientation marxiste et Fidel deviendra un communiste convaincu.

Fin 1956, quelques dizaines de révolutionnaires, sous la direction de Fidel, débarquent à Cuba. À peine deux ans plus tard, c’est tout le pays qui va marcher derrière ces combattants pour renverser la dictature de Batista, se débarrasser de l’impérialisme américain, instaurer la première dictature du prolétariat en Amérique. Le Che dira : «  C’est ainsi que nous avançons. À la tête de l’immense colonne - nous n’avons pas honte de le dire -, marche Fidel. Derrière lui viennent les meilleurs cadres du parti. Et immédiatement après, si près que l’on sent sa force énorme, vient l’ensemble du peuple. C’est une structure solide d’individualités qui marchent vers un but commun. Ces individus ont acquis la conscience de ce qu’il faut faire. Ce sont des hommes qui luttent pour sortir du royaume de la nécessité et entrer dans celui de la liberté.  »

Les positions marxistes-léninistes de Fidel Castro vont se confirmer par sa coopération avec l’URSS, mais aussi par sa critique du révisionnisme, et c’est là que réside son plus grand mérite. En 1991, le bloc de l’Est s’effondre et Cuba perd tous ses alliés socialistes, ceci dans les conditions du blocus américain depuis des dizaines d’années. Malgré cette crise politique et économique, le peuple cubain se range une nouvelle fois derrière son leader révolutionnaire, et s’en sort la tête haute, puisque Cuba poursuit sa construction du socialisme jusqu’à aujourd’hui.

Fidel Castro nous quitte en laissant un pays résolument tourné vers le socialisme, avec l’un des meilleurs systèmes médicaux au monde, avec la gratuité de l’éducation et des transports et plein d’autres conquêtes sociales. Rien n’est parfait, mais c’est au peuple cubain et à nous, révolutionnaires de tous les pays, de continuer à se battre pour avancer vers le communisme.

Fidel nous quitte presque 50 ans après son camarade Che. Communistes de tous les pays, battons-nous pour la Révolution comme eux l’ont fait !

Hasta la victoria Siempre, Comandante !

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