Conférence internationale « Octobre – 100 » à Léningrad et déclaration des partis communistes et ouvriers

Du 10 au 13 août 2017 s’est tenue à Leningrad une confé­rence inter­na­tio­nale sur le thème « Du rôle et de l’impor­tance de la Révolution d’Octobre et de l’expé­rience de la cons­truc­tion du socia­lisme en Union sovié­ti­que pour le mou­ve­ment com­mu­niste et ouvrier moderne ».

Cette confé­rence a été orga­ni­sée par le Parti Communiste Ouvrier de Russie (PCOR-PCUS), qui a invité les partis révo­lu­tion­nai­res marxis­tes-léni­nis­tes, qui s’ins­cri­vent dans le cadre de la lutte des clas­ses, défen­dent la néces­sité d’un pro­ces­sus révo­lu­tion­naire ins­tau­rant la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat, et consi­dè­rent comme indis­pen­sa­ble de com­bat­tre les ten­dan­ces oppor­tu­nis­tes à l’œuvre dans le mou­ve­ment com­mu­niste et ouvrier. Les délé­ga­tions de 30 partis com­mu­nis­tes et ouvriers ont par­ti­cipé à la confé­rence, dont le Parti Communiste Révolutionnaire de France ; le cama­rade repré­sen­tant le PCRF a lu l’inter­ven­tion ci-des­sous (cli­quez sur la vignette).

Ce ras­sem­ble­ment a eu lieu au moment du cen­te­naire du Sixième Congrès du Parti bol­che­vik, le POSDR (b), qui avait pris en août 1917 la déci­sion de réa­li­ser la révo­lu­tion socia­liste par la pré­pa­ra­tion d’un sou­lè­ve­ment armé.

La confé­rence a été ouverte par le Premier secré­taire du Comité Central du Parti Communiste Ouvrier de Russie, V. Tyulkin qui a déclaré : « Avec toutes les forces pro­gres­sis­tes du monde, nous célé­brons le 100e anni­ver­saire de la Révolution d’Octobre et nous vous invi­tons dans la patrie de la Révolution. (...) Lénine disait que la meilleure façon de célé­brer un jubilé consiste à se concen­trer sur la réso­lu­tion des pro­blè­mes non réso­lus. En se fon­dant sur ce conseil léni­niste, et en réponse aux ques­tions des cama­ra­des étrangers : « Comment allons-nous célé­brer et que faire en Russie ? » - nous avons décidé que la meilleure appro­che, ce n’est pas d’énumérer les réa­li­sa­tions d’Octobre, ou plutôt de ne pas s’attar­der sur cela, mais plutôt, d’ana­ly­ser le chemin passé, pour com­pren­dre les erreurs qui ont été faites  ».

Tous les rap­ports ont été enten­dus lors de la confé­rence, après quoi les repré­sen­tants des délé­ga­tions par­ti­ci­pan­tes ont échangé leurs points de vue et leurs com­men­tai­res sur les rap­ports pré­sen­tés et sur les pro­blè­mes réels du mou­ve­ment com­mu­niste et ouvrier.

La confé­rence s’est ache­vée sur le chant l’Internationale, puis sur la dis­tri­bu­tion, auprès des délé­ga­tions étrangères, de médailles com­mé­mo­ra­ti­ves du Comité cen­tral du PCUS, inti­tu­lées « 100 ans de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre ».

Quelques jours après cette confé­rence, la décla­ra­tion ci-des­sous a été adop­tée par 40 partis com­mu­nis­tes et ouvriers, dont la liste suit :

Déclaration de la conférence internationale des partis communistes et ouvriers

100 ans de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre. Des leçons et des tâches pour les com­mu­nis­tes d’aujourd’hui

Notre avenir n’est pas le capi­ta­lisme mais le monde nou­veau de la vic­toire de la Révolution Socialiste et de la cons­truc­tion du socia­lisme !

Nous, par­ti­ci­pants à la confé­rence inter­na­tio­nale, réunis à Leningrad pour le cen­te­naire du VIe Congres du POSDR(b) qui a statué sur la pré­pa­ra­tion de l’insur­rec­tion armée et de la Révolution Socialiste, pré­sen­tons cette décla­ra­tion comme la posi­tion com­mune des partis s’appuyant sur le marxisme-léni­nisme qui ensei­gne que la révo­lu­tion socia­liste est une loi objec­tive condi­tion­née par les contra­dic­tions inhé­ren­tes au capi­ta­lisme.
Le Grand Octobre de 1917 a confirmé la jus­tesse de la théo­rie marxiste-léni­niste sur le carac­tère iné­vi­ta­ble de la révo­lu­tion socia­liste en tant que maillon indis­pen­sa­ble de la vic­toire du pro­lé­ta­riat dans la lutte des clas­ses contre la bour­geoi­sie et de la cons­truc­tion du socia­lisme-com­mu­nisme, une société du libre déve­lop­pe­ment de tous ces mem­bres. Les ten­ta­ti­ves de s’extir­per du monde du capi­tal par la voie réfor­miste mènent à la conso­li­da­tion des iné­ga­li­tés socia­les et de l’exploi­ta­tion.
Le Grand Octobre de 1917 a confirmé la jus­tesse de la thèse léni­niste sur la pos­si­bi­lité de la vic­toire dans les condi­tions de l’impé­ria­lisme de la révo­lu­tion socia­liste dans plu­sieurs ou un seul pays. Contrairement à toutes les révo­lu­tions pré­cé­den­tes, qui menaient au rem­pla­ce­ment d’une for­ma­tion basée sur l’exploi­ta­tion par une autre, la révo­lu­tion socia­liste com­mence par la conquête du pou­voir poli­ti­que par le pro­lé­ta­riat et par l’ins­tau­ra­tion de la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat dans la lutte pour la cons­truc­tion du socia­lisme et du com­mu­nisme total et entier en répri­mant l’oppo­si­tion des clas­ses exploi­teu­ses ren­ver­sées et des éléments contre­ré­vo­lu­tion­nai­res et en se pro­té­geant contre l’agres­sion impé­ria­liste.
La Commune de Paris a été la voie pion­nière. Le Communisme, dont par­laient Marx et Engels au XIXe siècle, est passé de la fic­tion à la réa­lité en débu­tant par la Révolution Socialiste d’Octobre en Russie. Le socia­lisme dans un seul pays s’est trans­formé, dans la seconde moitié du XXe siècle, en un sys­tème mon­dial du socia­lisme et l’URSS est deve­nue la deuxième puis­sance mon­diale. Dans la lutte per­ma­nente contre l’ennemi exté­rieur et inté­rieur, dans le combat contre le fas­cisme, contre le monde de l’oppres­sion et de l’obs­cu­ran­tisme, un monde nou­veau se créait, sans exploi­ta­tion et para­si­tisme, avec une société libre et juste. Pendant les 70 ans de son exis­tence, l’URSS était le flam­beau qui a éclairé la voie pour les peu­ples oppri­més et sou­levé le pro­lé­ta­riat dans la lutte pour son émancipation.
La Grande Révolution d’Octobre a posé les bases de la crise du sys­tème colo­nial du capi­ta­lisme qui s’est déve­loppé après la vic­toire de l’Union Soviétique dans la Seconde Guerre mon­diale, ce qui a conduit à l’effon­dre­ment de l’ensem­ble de ce sys­tème.
Nous expri­mons notre soli­da­rité avec la lutte des peu­ples pour leur indé­pen­dance et leur sou­ve­rai­neté dans la confron­ta­tion avec la poli­ti­que impé­ria­liste agres­sive, car elle est tou­jours liée pour les com­mu­nis­tes à la lutte de la classe ouvrière contre le pou­voir du capi­tal à la fois dans le monde et dans son propre pays.
La théo­rie du com­mu­nisme scien­ti­fi­que et l’expé­rience de la cons­truc­tion du socia­lisme au XXe siècle ont montré que le pou­voir qui s’est conso­lidé au terme de la vic­toire de la révo­lu­tion socia­liste ne peut être autre chose que la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat, c’est à dire le pou­voir que la classe ouvrière ne par­tage avec aucune autre classe. C’est ce pou­voir là qu’il faut sou­te­nir car c’est le seul qui exprime les inté­rêts du pro­lé­ta­riat.
La Grande Révolution d’Octobre a ins­tallé le pou­voir des Soviets dans le pays comme la seule forme de pou­voir de la classe ouvrière. Le len­de­main de l’insur­rec­tion du 7 novem­bre 1917 et du ren­ver­se­ment du gou­ver­ne­ment bour­geois pro­vi­soire, le Deuxième Congrès des dépu­tés ouvriers, pay­sans et sol­dats a pro­clamé le pou­voir des Soviets dont la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat était l’essence. Les Soviets sont appa­rus dans la Russie tsa­riste comme les orga­nes de lutte des ouvriers. Cette lutte était d’abord économique puis poli­ti­que pour la conquête du pou­voir par les ouvriers. Après la Revolution, les Soviets sont deve­nus les orga­nes de la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat.
La troi­sième révo­lu­tion russe qu’est la Révolution d’Octobre 1917, était une révo­lu­tion socia­liste de par son contenu socio-économique et poli­ti­que, tran­chant un grand nombre de ques­tions démo­cra­ti­ques qui se posaient au pou­voir sovié­ti­que et qui étaient héri­tées du gou­ver­ne­ment bour­geois et même du pou­voir réac­tion­naire du tsar. Mais dès les pre­miers jours, la Révolution d’Octobre s’est char­gée de régler les pro­blè­mes que ni l’auto­cra­tie ni la démo­cra­tie bour­geoise n’ont pu ou n’ont pas voulu régler. Les pre­miers décrets du pou­voir sovié­ti­que por­taient sur la paix, la terre, la créa­tion du gou­ver­ne­ment ouvrier et paysan, les pleins pou­voirs des soviets, l’abo­li­tion des cor­po­ra­tions et des fonc­tions étatiques, la natio­na­li­sa­tion des ban­ques, des che­mins de fer, des voies de com­mu­ni­ca­tion, des entre­pri­ses, des usines, etc.
Le 15 novem­bre 1917 a été adop­tée la Déclaration des Droits des Peuples de Russie qui pro­cla­mait :
- l’égalité et la sou­ve­rai­neté des peu­ples de Russie
- le droit des peu­ples de Russie à dis­po­ser d’eux-mêmes, y com­pris par la séces­sion et la créa­tion d’une entité étatique indé­pen­dante
- l’abo­li­tion des tous les pri­vi­lè­ges natio­naux ou reli­gieux
- le libre déve­lop­pe­ment des mino­ri­tés natio­na­les et eth­ni­ques vivant sur le ter­ri­toire de la Russie
Ainsi, dès ses pre­miers pas le pou­voir sovié­ti­que réa­li­sait le contenu socia­liste des mots d’ordre avec les­quels les bol­che­viks sou­le­vaient le peuple pour la Révolution : « Paix aux peu­ples ! », « Tout le pou­voir aux Soviets ! », « La terre aux pay­sans ! », « Les usines aux ouvriers ! », « La jour­née de 8 heures pour tous ! ». Au sens poli­ti­que, du point de vue de la forme de la conquête, de la cons­truc­tion du pou­voir et de sa conso­li­da­tion par des mesu­res urgen­tes, la Révolution socia­liste d’Octobre se carac­té­ri­sait comme sovié­ti­que.
La portée his­to­ri­que et mon­diale de la forme de dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat créée par la classe ouvrière de Russie consiste en ce que les Soviets s’appuient, dans leur for­ma­tion et leur tra­vail, sur la réa­lité objec­tive qu’est l’orga­ni­sa­tion des tra­vailleurs dans le pro­ces­sus de la pro­duc­tion sociale, et ainsi, assu­rent l’essence de la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat. Les soviets, dont les dépu­tés étaient élus dans des col­lec­tifs de tra­vail, assu­raient le carac­tère pro­lé­ta­rien du pou­voir et son contrôle par les masses labo­rieu­ses.
Les soviets ont tou­jours et par­tout lié le prin­ci­pal contenu de leur acti­vité aux mesu­res pra­ti­ques. La Commune de Paris le fai­sait déjà dans sa volonté de faire des tra­vailleurs les mai­tres de la société. L’expé­rience de la Commune de Paris a montré, et l’expé­rience de l’URSS a confirmé, le rôle pri­mor­dial joué par le parti révo­lu­tion­naire d’avant-garde en tant que loco­mo­tive de la cons­truc­tion d’une société nou­velle. La théo­rie léni­niste du parti garde toute sa per­ti­nence et la pra­ti­que his­to­ri­que confirme qu’il ne peut y avoir de mou­ve­ment révo­lu­tion­naire sans un parti révo­lu­tion­naire. Ce parti était le Parti Bolchevik, le parti de Lénine et de Staline. Sous sa direc­tion en URSS ont été réglés les pro­blè­mes très impor­tants qu’un pays capi­ta­liste, par essence, ne pou­vait régler. Cela a été confirmé par l’expé­rience des partis frères des pays du bloc socia­liste. Plus pré­ci­sé­ment, le chô­mage a été éradiqué, l’éducation, l’ensei­gne­ment, la méde­cine, l’accès à la science, à la culture, au sport ont été gra­tuits. En URSS, le loge­ment et le trans­port étaient pra­ti­que­ment gra­tuits également. Dans aucun des pays capi­ta­lis­tes la sécu­rité des per­son­nes n’a été aussi bien assu­rée qu’en URSS. Dans ce pays, l’âge de départ à la retraite était le plus bas au monde.
L’expé­rience de l’URSS a aussi confirmé la jus­tesse de l’exi­gence du pro­gramme du parti marxis­te­lé­ni­niste for­mu­lée par Marx et Engels dans le Manifeste du Parti Communiste sur la socia­li­sa­tion des prin­ci­paux moyens de pro­duc­tions comme l’une des lois les plus impor­tan­tes de la révo­lu­tion socia­liste. L’expé­rience de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre a montré dans les faits qu’après la conquête du pou­voir étatique par la classe ouvrière se posait la ques­tion de l’expro­pria­tion des exploi­teurs dans toute l’économie du pays, ce qui est néces­saire pour liqui­der la domi­na­tion économique de la bour­geoi­sie et assu­rer une base économique à la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat. Sans la pro­priété col­lec­tive des moyens de pro­duc­tion, la classe ouvrière ne pour­rait garder le pou­voir poli­ti­que et mener les chan­ge­ments socia­lis­tes. La base économique de la réa­li­sa­tion, de la conso­li­da­tion et du déve­lop­pe­ment du pou­voir sovié­ti­que durant la période de la dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat est cons­ti­tuée par la socia­li­sa­tion des moyens de pro­duc­tion et la pro­duc­tion pla­ni­fiée des­ti­née à satis­faire le déve­lop­pe­ment de tous les mem­bres de la société.
Le but de la pro­duc­tion socia­liste n’est pas la plus-value mais le bie­nê­tre et le déve­lop­pe­ment des tous les mem­bres de société. La renon­cia­tion à cet objec­tif, l’intro­duc­tion des lois du marché mènent à la des­truc­tion du socia­lisme car l’économie basée sur l’échange mar­chand ne peut par prin­cipe être la base économique du pou­voir pro­lé­ta­rien. Le marché c’est le capi­ta­lisme et la base pour la dic­ta­ture de la bour­geoi­sie.
La théo­rie marxiste-léni­niste ne dicte pas de recet­tes détaillées ni de modè­les idéaux de la société future. Marx et Engels disaient que le com­mu­nisme n’est pas un état de choses qui doit être ins­tauré, n’est pas un idéal auquel la réa­lité doit se confor­mer, mais le mou­ve­ment réel qui détruit l’état de choses actuel qui est injuste et qui freine le déve­lop­pe­ment de la société.

La néces­sité pour le pro­lé­ta­riat d’avoir son Etat est déter­mi­née par la néces­sité de répri­mer ce qui est en contra­dic­tion avec les inté­rêts de la classe ouvrière car cette der­nière tra­duit les inté­rêts de toutes les cou­ches labo­rieu­ses. Tant que les clas­ses exis­tent, l’Etat est l’orga­ni­sa­tion et l’ins­tru­ment de la dic­ta­ture de la classe domi­nante. Par consé­quent, la néces­sité de l’Etat de dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat dis­pa­rait seu­le­ment avec la réa­li­sa­tion des objec­tifs finaux des com­mu­nis­tes : dis­pa­ri­tion des clas­ses socia­les, effa­ce­ment de la dif­fé­rence entre la ville et la cam­pa­gne, entre le tra­vail phy­si­que et intel­lec­tuel, cons­truc­tion du com­mu­nisme total, dis­pa­ri­tion de la menace d’agres­sion capi­ta­liste de l’exté­rieur et de l’inté­rieur.
Le pour­ris­se­ment idéo­lo­gi­que et poli­ti­que de l’appa­reil d’Etat et du Parti, la révi­sion du marxisme-léni­nisme réa­li­sée lors des XXe et XXIIe Congrès du PCUS et qui a atteint son apogée lors de la peres­troika gor­bat­che­vienne, le rejet des prin­ci­pes fon­da­men­taux de la cons­truc­tion du com­mu­nisme en théo­rie et en pra­ti­que, le car­rié­risme et la bureau­cra­tie, ont mené à la contre-révo­lu­tion et à la res­tau­ra­tion du capi­ta­lisme. Avec le sou­tien de l’impé­ria­lisme inter­na­tio­nal, la des­truc­tion du socia­lisme en URSS a pu avoir lieu et un groupe d’Etats bour­geois s’est formé à sa place. Après l’éclatement de l’URSS, la réac­tion impé­ria­liste a pris les devants dans le monde entier. Le sys­tème socia­liste mon­dial a été détruit. Le nombre des Etats socia­lis­tes s’est consi­dé­ra­ble­ment réduit. Dans de nom­breux pays, une vague d’anti­com­mu­nisme et d’anti­so­vié­tisme a pro­vo­qué des répres­sions contre les partis com­mu­nis­tes et les com­mu­nis­tes, et cela conti­nue aujourd’hui. Les Etats-Unis et l’Union euro­péenne se trou­vent au pre­mier rang de cette réac­tion et qua­si­ment tous les Etats bour­geois y par­ti­ci­pent.
Dans ces condi­tions, les com­mu­nis­tes décla­rent ouver­te­ment : l’anti­com­mu­nisme et l’anti­so­vié­tisme ne pas­se­ront pas ! Les contre­ré­vo­lu­tions des trente der­niè­res années ne chan­gent pas le carac­tère de notre temps, le temps du pas­sage du capi­ta­lisme au com­mu­nisme ! La Révolution ne peut s’arrê­ter ! Après la contre-révo­lu­tion, il y aura for­cé­ment la Révolution ! Et les com­mu­nis­tes sont for­cé­ment des révo­lu­tion­nai­res !
Ces der­niè­res années, la ten­dance mani­feste aux chan­ge­ments dans les rela­tions entre les pays capi­ta­lis­tes, sous l’influence de la loi du déve­lop­pe­ment inégal du capi­ta­lisme, devient de plus en plus évidente. Les Etats-Unis res­tent la pre­mière puis­sance économique et mili­taire mais leur part dans le PIB mon­dial se réduit et l’Union euro­péenne joue aussi un rôle impor­tant dans les pro­ces­sus de glo­ba­li­sa­tion. D’autres puis­san­ces domi­nées par les rap­ports de pro­duc­tion capi­ta­lis­tes entrent en jeu, comme les Etats des BRICS par exem­ple. Les contra­dic­tions inter-impé­ria­lis­tes qui ont tou­jours mené aux conflits locaux, régio­naux et sur­tout aux deux guer­res mon­dia­les, conti­nuent aujourd’hui à géné­rer des conflits vio­lents et des confron­ta­tions san­gui­nai­res (économiques, poli­ti­ques et mili­tai­res) pour le contrôle des matiè­res pre­miè­res, des sour­ces énergétiques, des voies de trans­port, des parts de marché. Dans cette lutte, les EtatsUnis et l’OTAN sont géné­ra­le­ment aux avant-postes, ainsi que d’autres pays impé­ria­lis­tes comme, par exem­ple, Israël ou les pays du Golfe.
A côté de ça, l’offen­sive a lieu dans le monde entier contre les acquis sociaux des tra­vailleurs. L’arme idéo­lo­gi­que prin­ci­pale de la réac­tion est la théo­rie néo-libé­rale et social­dé­mo­crate du par­te­na­riat social, de la col­la­bo­ra­tion des clas­ses, de la paix civile et des obs­ta­cles à la révo­lu­tion. Cet arse­nal est com­plété par le révi­sion­nisme et l’oppor­tu­nisme, qui sont une arme de l’impé­ria­lisme.
Dans le même temps, sur la base de la pro­duc­tion basée sur la pro­priété privée, l’huma­nité ne peut se déve­lop­per confor­mé­ment aux inté­rêts de la classe ouvrière et des cou­ches popu­lai­res. La vie et le déve­lop­pe­ment de l’Homme ne peu­vent être limi­tés par la pro­priété privée ou la volonté des uns d’être mai­tres pour que les autres soient leurs serfs. Le mou­ve­ment com­mu­niste inter­na­tio­nal est obligé de redou­bler d’efforts pour la lutte des clas­ses, pour les inté­rêts de la classe ouvrière. Aux mots d’ordre bour­geois sur la « glo­ba­li­sa­tion mon­diale » ou sur le natio­na­lisme d’Etat, les com­mu­nis­tes répon­dent : seule la lutte contre l’impé­ria­lisme dans la pers­pec­tive de la cons­truc­tion du socia­lisme et du com­mu­nisme total et entier, seule la voie amor­cée par la Grande Révolution d’Octobre est la route sou­ve­raine de l’huma­nité vers la liberté réelle et l’égalité au sens de la dis­pa­ri­tion de toute pos­si­bi­lité d’exploi­ta­tion, de la liqui­da­tion des clas­ses, vers la fra­ter­nité et le bon­heur de tous les peu­ples et la pré­ser­va­tion de la vie sur Terre.
La réor­ga­ni­sa­tion du mou­ve­ment com­mu­niste inter­na­tio­nal, la sortie de la situa­tion de crise et de capi­tu­la­tion, l’élaboration d’une stra­té­gie com­mune basée sur le marxis­me­lé­ni­nisme et l’inter­na­tio­na­lisme pro­lé­ta­rien, la reconnais­sance du rôle et de l’apport de l’URSS, ainsi que la néces­sité du ren­ver­se­ment révo­lu­tion­naire du capi­ta­lisme et de la cons­truc­tion d’une société socia­liste puis com­mu­niste, sont des objec­tifs exigés par la lutte contre l’offen­sive des mono­po­les et des gou­ver­ne­ments bour­geois, contre le capi­ta­lisme réac­tion­naire, le fas­cisme et l’impé­ria­lisme. Pour le mou­ve­ment com­mu­niste inter­na­tio­nal, aujourd’hui, la lutte inter­na­tio­nale contre les guer­res impé­ria­lis­tes est pri­mor­diale. L’une des tâches les plus impor­tan­tes est la lutte intran­si­geante contre le révi­sion­nisme et l’oppor­tu­nisme sous toutes leurs formes car c’est un danger énorme pour le mou­ve­ment com­mu­niste.
Les révo­lu­tions ne se ren­fer­ment pas dans des limi­tes, elles se réa­li­sent non pas par la volonté des guides ou des partis mais tra­dui­sent les inté­rêts objec­tifs et la volonté impla­ca­ble de la classe d’avant-garde, des exploi­tés et des peu­ples oppri­més de jouir des résul­tats de leur tra­vail, de déve­lop­per les forces pro­duc­ti­ves, de créer des valeurs maté­riel­les et mora­les pour tous.
Que les idées et l’œuvre du Grand Octobre per­sis­tent à tra­vers les siè­cles ! Travailleurs, exploi­tés, peu­ples oppri­més, debout dans la lutte pour en finir avec le sys­tème capi­ta­liste et l’exploi­ta­tion, pour cons­truire le socia­lisme et le com­mu­nisme ! C’est là l’unique alter­na­tive et le futur iné­vi­ta­ble pour toute l’huma­nité.
Vive la Grande Révolution Socialiste Soviétique ! Vive le Communisme dans le monde entier !
Prolétaires de tous les pays, unis­sez-vous
 !

Partis signa­tai­res :

1. Parti des tra­vailleurs d’Autriche
2. Parti Communiste d’Azerbaïdjan
3. Parti Communiste Biélorusse des Travailleurs - Section du PCUS
4. Parti com­mu­niste de Bulgarie
5. Parti des Communistes Bulgares
6. Front ouvrier de Donbass
7. Parti Communiste d’Estonie
8. Parti Communiste Ouvrier - pour la Paix et le Socialisme (Finlande)
9. Parti Communiste Révolutionnaire de France
10. Parti Communiste Allemand
11. Parti Communiste de Grèce
12. Parti Ouvrier Hongrois
13. Parti Communiste (Italie)
14. Parti com­mu­niste du Kazakhstan - Section du PCUS
15. Mouvement socia­liste du Kazakhstan
16. Parti com­mu­niste du Kirghizistan
17. Parti Socialiste de Lettonie
18. Union des Communistes de Lettonie
19. Front Populaire Socialiste (Lituanie)
20. Organisation Ouvrier Communiste de la République Populaire de Lugansk
21. Parti Communiste du Mexique
22. Parti com­mu­niste de Moldavie - Section du PCUS
23. La Résistance popu­laire de Moldavie
24. Parti Communiste de Norvège
25. Parti Communiste de Pologne
26. Parti Communiste Ouvrier de Russie
27. Parti Ouvrier de Russie
28. Parti Communiste de l’Union Soviétique
29. Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie
30. Parti Communiste des Peuples d’Espagne
31. Le Front de Libération Populaire du Sri Lanka
32. Parti Communiste de Suède
33. Parti Communiste Syrien
34. Parti Communiste de Tadjikistan
35. Parti Communiste de la République Moldave de Transnistrie
36. Parti Communiste de Turquie
37. Union des Communistes d’Ukraine
38. Parti des Communistes des États-Unis
39. Parti algé­rien pour la démo­cra­tie et le socia­lisme
40. Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne

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    Les nou­vel­les mena­ces amé­ri­cai­nes à l’encontre de la République popu­laire démo­cra­ti­que de Corée (RPDC) accen­tuent le danger de guerre. De par sa posi­tion géo­gra­phi­que, la Corée popu­laire se trouve à la croi­sée des inté­rêts impé­ria­lis­tes. Trois impé­ria­lis­mes dif­fé­rents entou­rent le pays. Le plus agres­sif est (...)
  • Manchester : Solidarité avec le peuple britannique

    Le Parti Communiste Révolutionnaire de France exprime ses condo­léan­ces les plus fra­ter­nel­les au pro­lé­ta­riat, aux masses popu­lai­res de Manchester, aux bles­sés, aux famil­les des vic­ti­mes de l’atten­tat per­pé­tré le 22 mai 2017 contre les mil­liers de jeunes réunis pour un spec­ta­cle. Nous sommes cho­qués (...)
  • Russie : Liberté pour nos camarades !

    Le 9 mai 2017, plu­sieurs mem­bres du Parti Communiste Ouvrier de Russie (PCOR) ont été arrê­tés durant les mani­fes­ta­tions et incar­cé­rés pour plu­sieurs jours alors qu’aucune vio­la­tion mani­feste de la loi n’a été com­mise. Parmi eux, un membre du Comité Central et l’un des res­pon­sa­bles de l’orga­ni­sa­tion de (...)
  • [IPCOE] Conférence de Berlin sur la victoire des peuples contre le fascisme

    L’ini­tia­tive euro­péenne des partis com­mu­nis­tes et ouvriers (IPCOE) a tenu un plenum le 7 mai 2017 à Berlin, pour fêter le 72e anni­ver­saire de la vic­toire des peu­ples contre le fas­cisme. Ce ras­sem­ble­ment a été orga­nisé par le Parti Communiste de Grèce (KKE) et le Parti Communiste de Turquie (TKP). Les (...)