Bulgarie, Moldavie : résultat des Présidentielles

Victoire des candidats socialistes aux élections présidentielles en Bulgarie et en Moldavie

Le dimanche 13 novembre 2016 ont eu lieu les élections présidentielles en Bulgarie et en Moldavie. Les vainqueurs sont :
- en Bulgarie, Roumen Radev, 53 ans, ancien pilote de chasse et général de la force aérienne bulgare, candidat soutenu par le Parti socialiste bulgare, constitué par la transformation du PC bulgare, qui a abandonné le marxisme-léninisme dans les années 90 
- en Moldavie, Igor Dodon, 41 ans, président du Parti des socialistes de la République de Moldavie, qui a été également membre du Parti des communistes de Moldavie au début des années 2000.

La réaction de la presse bourgeoise était unanime : la victoire des candidats pro-russes aux élections en Moldavie et en Bulgarie !

D’abord il faut souligner que dans ces deux pays, les présidents ont des pouvoirs très limités. La Bulgarie est membre de l’OTAN depuis 2004 et de l’UE depuis 2007. La Moldavie a signé en 2013 avec Bruxelles un « partenariat oriental » et est considérée comme son « meilleur élève ». Malgré le fait que les deux candidats se sont prononcés pour l’amélioration des relations entre leurs pays respectifs et la Russie, il faut dire que ni I. Dodon ni R. Radev n’ont fait campagne sur un rejet radical de l’Europe.

En 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Moldavie et la Bulgarie sont libérées par l’armée rouge. La Moldavie entre au sein de l’URSS en tant que République Socialiste Soviétique et la Bulgarie devient une démocratie populaire en 1946, qui a comme dirigeant le célèbre communiste et Secrétaire général du Komintern (de 1934 à 1943) Georgi Dimitrov. Dès lors, les deux pays ont connu le développement du socialisme jusqu’aux contre-révolutions bourgeoises en URSS et dans les démocraties populaires d’Europe de l’Est.

Il est évident que la déception et le désenchantement des populations dans les anciens pays socialistes, envers l’UE et le système capitaliste en général, sont plus forts que dans les pays qui n’ont jamais connu le socialisme et où le mécontentement s’est traduit sous forme d’un Brexit (par ex. en Grande Bretagne).
Mais il y a un autre phénomène qu’on pourrait appeler le "Poutinisme Rouge" (Poutine comme continuateur de l’URSS, défenseur des pays faibles, etc.), qui fait son apparition dans certains pays d’Europe et dans les milieux gauchistes. Il ne faut jamais oublier que la Russie actuelle n’est pas héritière de l’URSS. Le seul facteur à prendre en compte ici, c’est que l’impérialisme russe a la volonté de s’impliquer plus avant dans les affaires bulgares et moldaves.

À la suite de ce « processus électoral », les difficultés de ces deux pays ne seront pas surmontées. Les présidents socialistes ne pourront résoudre les problèmes socio-politiques et économiques internes, comme ils ne pourront pas surmonter la crise, ni engager la modernisation et le développement de leurs pays.

Pour qu’il y ait un véritable changement, il faut un changement de mode de production, c’est le passage du capitalisme au socialisme, autrement dit la Révolution Socialiste. Pour atteindre cet objectif principal, un véritable parti communiste doit diriger la classe ouvrière en tant que classe révolutionnaire qui lutte, qui sera capable d’unir toutes les couches exploitées des masses laborieuses et de se lever pour la lutte de prise du pouvoir et la destruction du capitalisme.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

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